30 septembre 2022
Paris - France
CULTURE

Paris Interview de M. Moussa Kader Diaby DG de l’INPHB de Yamoussoukro notre objectif c’est d’intégrer L’INPHB dans la conférence de grandes écoles françaises

Lors d’une conférence de presse à Paris le samedi 05 février ,dans l’enceinte de l’Ambassade de Côte D’Ivoire en France en présence de la conseillère Mme  Coulibaly  représentante de l’Ambassadeur  SEM. Maurice Bandama  ,  M. Moussa   Kader Diaby a souligné l’objectif de la signature de conventions avec  la conférence des grandes écoles  françaises  dont le but est de faire de l’INPHB de  Yamoussoukro , un établissement d’excellence de standard international .  Le  DG   veut hisser l’Institut National de Polytechnique de Yamoussoukro au 50 eme rang  dans  2 ans ,des  universités africaines .

En marge de cette conférence de presse  voici   l’interview  accordée à notre rédaction: 

Continent Média : Qu’est-ce qui a suscité cette rencontre avec la presse.

M.K. D : Cette conférence de s’inscrit dans le cadre la vision que nous avons aujourd’hui au sein de l’INPHB qui résulte d’ailleurs de la vision du Président de la République SEM. Alassane Ouattara qui veut que l’INPHB soit le fleuron du système d’enseignement supérieur national et puisse être un hub scientifique et technologique en CI mais également dans la sous-région ouest africaine. Et fort de cela, INPHB a amorcé une série de partenariats à l’étranger depuis quelques années et ces partenariats ont débouché sur la création de l’ESPE ( Ecole Supérieure  du Pétrole de l’Energie ) grâce au leadership  de plusieurs autorités  ivoiriennes  dont notamment  le secrétaire général de la Présidence M. Abdoudramane  Cissé ,  qui a vu le jour en 2019. Et à la suite de la découverte du gisement de pétrole dénommé « balaine » par le groupe ENI, INPHB va étendre son offre de formations des masters spécialisés, qui étaient organisés avec   Institut Français du Pétrole et aujourd’hui on va les étendre avec le groupe ENI, qui permettront de former des ingénieurs qualifiés et spécialisés qui vont travailler tout de suite sur les futures plateformes qui vont être construites par le groupe ENI. Donc des formations capitales.

Et un autre point majeur ; la signature des conventions d’association entre l’INPHB et l’Ecole de Ponts et Chaussée et puis la conférence de grandes écoles. Cette conférence permet à l’INPHB d’être éligible afin d’intégrer la conférence de grandes écoles. Cela est possible par le biais de sa formation, de master professionnel transport et aménagement urbain que l’INPHB décerne depuis maintenant 3 ans en collaboration avec l’école de ponts et chaussée . Cette convention fait de l’INPHB  le premier  établissement  d’enseignement supérieur  étranger à être dans le process d’accréditation  pour intégrer la conférence de grandes écoles de France .

CM:Quelles sont les retombées de cette convention ?

MKD: Cette convention permet à l’INPHB d’intégrer le réseau de grandes écoles qui regroupe :  Ecole polytechnique, Ecole de ponts et chaussée, HEC et INSA de Lyon en somme toutes les grandes écoles françaises, qui sont dans ce même réseau. En fait cela permet à l’INPHB de décerner lui-même ses propres diplômes. A partir du moment que l’INPHB, lui-même donne ses diplômes, est reconnu comme étant membre de la conférence de grandes écoles, ce diplôme vaut pour la France également. Donc on a un diplôme labélisé par la conférence de grandes écoles françaises.  On profite du réseau de la conférence   de grandes écoles pour décerner ces diplômes. A la suite de la signature de cette convention, cela dénote que nos équipes doivent se mettent aux normes et puissent répondre au cahier de charges de la conférence de grandes écoles pour que d’ici  1 an ou 2 ans maximum que l’INPHB soit  officialisé  enfin comme membre de  la conférence de grandes écoles françaises.

CM:Que peut-on retenir dans votre démarche

 MKD:J’ai retenu la forte attente du public sur les diplômes intermédiaires, on forme aux diplômes ingénieurs, aux diplômes spécialisés et il faut une offre formation pour les diplômes intermédiaires ; des techniciens hautement qualifiés et mais également, d’étendre la formation aux non diplômés et d’en faire des personnes qui réintègrent le tissu économique, stratégie dans laquelle l’INPHB est déjà engagé à travers ses objectifs en termes de responsabilités sociétales.

Le besoin de formation pratique ; à travers l’apprentissage, l’alternance , mais aujourd’hui le système ne nous permet pas de proposer cela aux grades licence et master mais nous  développons  des offres de formations notamment les maters spécialisés afin de mettre une dose d’alternance en collaboration la CEI , SODECI et d’autres grands groupes  avec lesquels nous travaillons.

CM: La politique incitative  et attractive de l’INPHB

MKD: Le premier élément incitatif ; c’est la renommée de l’école, c’est d’abord décerner des diplômes équivalents que ces étudiants africains iraient chercher ailleurs. Au lieu d’aller en France, ils peuvent venir à quelques kilomètres de leurs pays, avec un coût de vie identique à ce qu’ils vivraient chez eux et beaucoup plus faible que d’aller en France. Cela va inciter nos frères africains à venir étudier sur nos campus.

Nos équipes vont faire une tournée africaine pour présenter nos formations parce qu’on veut recruter.  Notre objectif n’est pas à but mercantile, il s’agit seulement d’un positionnement stratégique de l’établissement puisque les conventions de l’UMOA nous obligent à accueillir nos frères de l’espace UMOA dans des  conditions identiques que les nationaux , donc pas de coûts supplémentaires dans la formation. Les frais de scolarité peuvent être différends hors UMOA. L’objectif est de repositionner l’INPHB au cœur du système de formation au niveau international. Notre souhait c’est de monter dans le classement des universités africaines. Car   L’INPHB était classé  197ème sur 200  et puis quelques  semaines  après 138ème  et

notre objectif c’est d’être 100ème et d’ici 2ans ,parmi les 50 premiers établissements africains.

Jean MOLIERE

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