7 juillet 2022
Paris - France
HIGH-TECH

Une ancienne salariée d’Apple porte plainte pour espionnage

Apple : Ancienne salariée de la firme, une lanceuse d’alerte porte plainte pour espionnage

Ashley Gjøvik est une ancienne directrice principale de l’ingénierie chez Apple, licenciée en 2021. Elle vient de porter plainte auprès de plusieurs instances de régulation, accusant Apple d’espionner ses salariés, révèle The Telegraph, relayé par Phonandroid. En France, la plainte a été reçue par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

L’ancienne employée met notamment en cause l’application Glimmer, anciennement Globber, utilisée en interne par Apple pour l’aider à améliorer ses produits via des tests réalisés par les employés. Pour y participer, ceux-ci doivent scanner leur visage mais aussi fournir d’autres données biométriques.

Récupération des données personnelles

Mais selon Ashley Gjøvik, le volontariat pour participer à ces tests n’est pas respecté. L’ancienne employée évoque notamment sa participation à un « événement social » où elle a dû manipuler Glimmer et Face ID, en étant enfermée dans une pièce. Et, selon elle, Glimmer ne serait pas utilisé uniquement lors de ces évènements puisque Apple demanderait aux employés d’y télécharger leurs données personnelles à plusieurs autres moments.

« Apple faisait pression sur les employés pour qu’ils téléchargent leurs « données d’empreinte faciale » sur les serveurs internes d’Apple, capturait des photographies et des vidéos secrètes des employés, et disait aux employés que les journaux liés au visage étaient automatiquement téléchargés quotidiennement depuis leurs iPhones », ajoute Ashley Gjøvik.

L’outil de signalement des bugs pointé du doigt

Pour l’ancienne employée, le fait qu’Apple puisse prendre des photos ou vidéos sans alerter l’utilisateur pose problème : c’est « ce qui m’a fait penser qu’Apple, s’il le voulait, pourrait activer les caméras de mon appareil et me surveiller à mon insu à tout moment ». D’autant que les salariés ne sauraient pas comment sont exploitées leurs données personnelles, une fois récupérées.

Enfin, la lanceuse d’alerte a partagé ses inquiétudes concernant le système de signalement des bugs. Pour cela, Apple utiliserait des tickets envoyés par les salariés et pourrait utiliser leurs données personnelles sans les avertir. Et ces tickets seraient envoyés par défaut à tous les ingénieurs de l’entreprise, soit des dizaines de milliers de personnes.

Source : 20 Minutes.fr

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