2 décembre 2022
Paris - France
AMERIQUE

Election présidentielle au Brésil : la victoire de Lula suscite le soulagement des chefs d’Etat étrangers, de Macron à Biden

« Ensemble, nous allons unir nos forces », a assuré le président français, tandis que son homologue américain a salué des « élections libres, équitables et crédibles ».

La victoire de Luiz Inacio Lula da Silva, après quatre années de pouvoir de l’extrême droite bolsonariste, a été accueillie avec un très large soulagement dans les capitales étrangères.

Les premières félicitations sont venues des présidents de gauche nouvellement élus en Amérique latine – pour la première fois, les cinq principales économies du continent sont gouvernées par la gauche. « Viva Lula », a tweeté Gustavo Petro, le chef d’Etat colombien, alors même que les résultats définitifs n’avaient pas encore été proclamés. « Lula. Joie ! », a enchaîné Gabriel Boric au Chili, suivi par Alberto Fernandez en Argentine, Pedro Castillo au Pérou, Xiomara Castro au Honduras, Luis Arce en Bolivie et Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique.

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Hors du continent américain, un des tout premiers chefs d’Etat à s’exprimer a été le Français Emmanuel Macron, qui a évoqué une « élection [ouvrant] une nouvelle page de l’histoire du Brésil ». « Ensemble, nous allons unir nos forces pour relever les nombreux défis communs et renouer le lien d’amitié entre nos deux pays », a-t-il promis. Les relations entre Jair Bolsonaro et Emmanuel Macron ont été exécrables. Une violente querelle les avait opposés, en août 2019, sur fond d’incendies en Amazonie.

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Lula souhaite réorienter la diplomatie brésilienne

Le président américain, Joe Biden, a, lui, salué des « élections libres, équitables et crédibles ». Madrid a évoqué une chance pour la « justice sociale » et la lutte « contre le changement climatique », et Berlin « une victoire pour la démocratie et le climat ». Le président russe, Vladimir Poutine, a, lui aussi, félicité le vainqueur, appelant à une « coopération constructive » entre les deux pays. Même réaction à Pékin, où un porte-parole du ministère des affaires étrangères a dit vouloir porter le partenariat avec le Brésil à « un niveau supérieur ».

Au fil du temps, Jair Bolsonaro était devenu un paria sur la scène internationale. Mis à part le premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui lui avait accordé son soutien avant le premier tour de la présidentielle, les trumpistes et quelques monarchies pétrolières du Moyen-Orient, le leader d’extrême droite ne disposait plus guère d’alliés.

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Lula a soutenu son intention de réorienter la diplomatie brésilienne en affirmant, d’une part, la centralité de l’urgence climatique, et en scellant, d’autre part, un partenariat stratégique avec l’Union européenne par le biais d’un accord de libre-échange rénové entre le Mercosur et les Vingt-Sept.

AFP

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