26 mai 2024
Paris - France
CULTURE

Déby, président de la transition au Tchad : « Je ne ferai pas plus de deux mandats successifs »

Le président tchadien de transition, Mahamat Idriss Déby, a accordé un entretien à France 24 et RFI depuis N’Djamena, capitale du Tchad. Au pouvoir depuis la mort brutale de son père en 2021, et candidat à l’élection présidentielle du 6 mai prochain, Mahamat Déby veut « rassurer » le peuple tchadien, promettant qu’il respectera la Constitution, selon  laquelle il ne peut effectuer plus de deux mandats successifs à la tête de l’État.

« C’est au peuple tchadien de décider », assure Mahamat Idriss Déby, président de transition du Tchad et candidat à l’élection présidentielle du 6 mai, qui doit mettre un terme à la transition entamée, au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno, en avril 2021. « Vous allez voir que le 6 mai prochain, les Tchadiens vont choisir, ils vont élire le président qui va diriger ce pays pendant les cinq années prochaines et le choix du peuple sera respecté », assure-t-il. Le scrutin est toutefois qualifié de « mascarade » par ses détracteurs, qui redoutent l’installation d’une « dynastie Déby » au pouvoir.

Alors que Yahya Dilo, le principal opposant au camp Déby a été tué dans un assaut de l’armée le 28 février et que son parti a dénoncé un assassinat, Mahamat Idriss Déby affirme : « L’affaire est dans la main de la justice, nous allons attendre la décision de la justice. Et nous avons dit très clairement que nous sommes aussi ouverts à une enquête internationale indépendante. Ce qui veut dire que nous avons rien à cacher sur cette histoire ».

Coopération sécuritaire avec Moscou ?

Fin janvier, le président tchadien de transition a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou. « Nous avons parlé de beaucoup de sujets, parmi lesquels la coopération militaire », affirme Mahamat Idriss Déby. Quant à savoir si cela signifie qu’il compte remplacer le partenariat sécuritaire historique avec la France par un nouveau partenariat avec Moscou, il assure que son pays « n’est pas un esclave qui va changer de maître ».

Enfin, interrogé sur la poursuite ou non de la présence militaire française au Tchad, alors qu’un contingent d’un millier d’hommes et trois bases militaires françaises sont installés au Tchad, Mahamat Idriss Déby explique que la « coopération ne doit pas se limiter à la défense (..) C’est la coopération économique qui nous tient plus à cœur aujourd’hui ».

Jean Moliere. source France 24

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