5 mars 2024
Paris - France
AFRIQUE

Tchad/Le Président Mahamat Idriss Déby Itno, un exemple de réconciliation vraie

Le Président Mahamat Idriss Déby fait de la réconciliation, la paix , le substrat  de ses actions.
Le Le PrésidentMahamat Idriss Déby joue la carte de la réconciliation à fond. Il multiplie les gestes d’apaisement en rencontrant les opposants . Il veut un Tchad réconcilié avec tous ses fils et toutes ses  filles.  Une démarche louable , pendant  que certains Présidents africains  cherchent  à emprisonner, à empoisonner les opposants  ou les contraire à l’exil, le chef de l’Etat SEM. le Président Mahamat Idriss Déby  joue la fibre patriotique et la carte l’apaisement en recevant les Tchadiens de tous bords. La nomination Saleh Kebzabo au poste de Premier de transition , la réception de Succès Masra , fait du Président tchadien une valeur d’exemple . Ses pairs africains devraient s’en inspirer pour annihiler  la rébellion, les putschs …. Il va plus loin dans sa quête de réconciliation, en posant un acte fort ; par la loi d’amnistie générale.

 Saleh Kebzabo, l’opposant devenu Premier ministre.

Premier ministre de la transition menée par Mahamat Idriss Déby Itno, l’ancien journaliste a pour mission de mener son pays à une élection présidentielle dans moins de 18 mois. Il s’appuie pour cela sur son parti et sur un réseau d’amitiés tissées à N’Djamena et à l’étranger.

Une rencontre «très cordiale» entre Mahamat Idriss Déby et Succès Masra.

Que se sont dit Mahamat Idriss Déby et Succès Masra lundi matin à la présidence ? Le chef  de la transition tchadienne a officiellement rencontré son principal opposant pour la première fois depuis le retour au pays de celui-ci le 3 novembre.

Cette audience était la « présentation formelle et symbolique d’une réconciliation » .Le ministre congolais, envoyé spécial du président Tshisekedi, a assisté aux échanges : « C’était très cordial, raconte-t-il. Ils se donnaient du « mon frère » et chacun a reconnu ses obligations : pour le pouvoir, assurer la sécurité de Succès Masra ; et pour l’opposant, poursuivre le dialogue avec les autorités. »

Une amnistie générale pour la répression sanglante de la manifestation en 2022.

Quatre ministres étaient présents pour défendre la nécessité d’une amnistie. Ils ont souligné l’objectif du projet : la « paix, la réconciliation et la cohésion nationale ».

À la suite de la commission politique du CNT, qui avait estimé « nécessaire, l’abandon des poursuites judiciaires », les présents ont largement soutenu l’amnistie, mais en séance, plusieurs intervenants s’en sont pris à l’opposant Succès Masra, responsable, selon eux, des affrontements.

259 personnes arrêtées et condamnées par la justice, dont de nombreux membres de son parti, avaient bénéficié d’une grâce présidentielle en mars dernier.

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Le pouvoir de transition au Tchad a annoncé jeudi 23 novembre une amnistie générale, notamment pour les policiers et militaires, dans le cadre d’une manifestation réprimée dans un bain de sang il y a un peu plus d’un an. Avant son adoption, le projet d’amnistie avait soulevé un tollé dans les rangs de l’opposition et des ONG, qui accusent le pouvoir de soustraire à la justice les policiers et militaires auteurs d’un « massacre ».

Le Conseil national de transition (CNT) a adopté la loi d’amnistie à 92,4 % des membres de cet organe législatif nommés par le général Mahamat Idriss Déby Itno, proclamé par l’armée président de transition il y a deux ans et demi. Ce sont 145 conseillers nationaux qui ont voté pour, 6 contre et 2 se sont abstenus, a indiqué à l’AFP Abderaman Koulamallah, ministre de la réconciliation nationale. Dans le cadre d’une volonté de « réconciliation nationale », selon le texte, la loi s’applique à « tous les Tchadiens, civils et militaires ».

Jean Molière

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