2 décembre 2022
Paris - France
TITROLOGIE

LES JOURNAUX SALUENT LE 7E TITRE CONTINENTAL DES LIONS DU BEACH SOCCER

 – La victoire des Lions du Sénégal à l’issue de la CAN de beach soccer compte parmi les sujets les plus en vue dans les quotidiens parvenus samedi à l’APS et dont plusieurs titres sont également alimentés par les affaires.

« Et de sept pour les +Lions de la plage+ », affiche le quotidien Le Soleil, faisant référence au septième sacre continental des Lions en Coupe d’Afrique des nations (CAN) de beach soccer, le football de plage.

Les Lions ont remporté l’édition 2022 jouée au Mozambique, en venant à bout de l’Egypte en finale (2-2 puis 6-5 aux tirs au but). Ils conservent ainsi le trophée continental « après bien des sueurs froides durant le temps réglementaire, les prolongations et cette épreuve fatidique […] » des tirs au but, écrit Le Soleil.

« Un merveilleux exploit », ajoute le journal, citant le président de la République, Macky Sall, qui a félicité l’équipe nationale de beach soccer dans un message publié sur son compte Twitter.

Le chef de l’Etat a d’autant moins « tari d’éloges pour le succès de l’équipe nationale » que certains de ses joueurs en vue ont été plébiscités, comme Al Seyni Ndiaye, sacré meilleur gardien du tournoi, Seydina Mandione Diagne étant élu meilleur joueur, rapporte Le Soleil.

Une « septième symphonie », donc, également « un incroyable quadruplé de suite » pour écrire « une page majeure de l’histoire du football de plage en Afrique », relève L’Observateur.

« Le Sénégal sable le champagne », titre à ce sujet le journal Le Quotidien. Et Vox Populi d’insister à son tour sur le septième sacre de l’équipe nationale, un triomphe qui fait que les Lions sont « toujours +rois+ d’Afrique », fait constater Walfquotidien.

« Avec cette 7e couronne, la 4e d’affilée, les coéquipiers de Alseny Ndiaye maintiennent un peu plus leur hégémonie en Afrique », écrit Sud Quotidien.

La bonne ambiance de cette nouvelle rafraîchissante court cependant le risque d’être polluée par les affaires, dont celle dite des « passeports diplomatiques », dans laquelle des agents de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères sont cités.

« Un an de prison ferme, c’est la peine requise par le maître des poursuites contre l’adjudant-chef de la gendarmerie, Mamadou Lamine Ba, en service à la présidence [de la République], Assane Ndione, gendarme en service au Bureau des passeports diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, et leurs co-prévenus », rapporte Bés Bi Le jour.

Selon ce journal, les mis en cause, qui ont comparu vendredi devant le tribunal militaire, seront édifiés le 25 novembre prochain sur le sort que la justice leur réserve. Ils « risquent un an de prison », si l’on en croit Walfquotidien.

Il y a aussi qu’une affaire peut en cacher une autre, compte tenu de l’intérêt que plusieurs journaux accordent aux suspicions entourant un marché d’achat d’armes exécuté par le ministère de l’Environnement du Sénégal.

« Nébuleuse autour du contrat d’armement de 45 milliards de FCFA. L’Assemblée nationale +mise+ en branle », affiche par exemple Sud Quotidien, selon lequel un député de l’opposition, Abbas Fall en l’occurrence, demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur cette affaire dans laquelle deux ministres du précédent gouvernement sont cités.

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, écrit Sud Quotidien, ce député membre de la coalition Yewwi Askan Wi (opposition) « a justifié sa demande par les réactions des journalistes d’investigation ainsi que de la presse internationale qui considèrent selon lui que [ce contrat] constitue une vraie +nébuleuse …. ».

Le parlementaire « veut être édifié sur +les raisons qui ont poussé à la conclusion d’un tel contrat+ et les éventuelles responsabilités présumées des ministres concernés », ajoute Vox Populi.

« Les députés de l’opposition se sont saisis de cette affaire au parfum de scandale », note Enquête à propos de ce contrat révélée par le Consortium international de journalistes d’investigation (OCCRP).

Elle porterait sur un marché passé sans appel d’offres pour l’achat de fusils d’assaut, de pistolets semi-automatiques et de munitions pour un montant de 45 milliards de francs CFA.

Le fournisseur, Lavie Commercial Brokers, appartiendrait au Nigérien Aboubakar Hima, dit « Petit Boubé », qui serait également mis en cause dans des affaires similaires au Nigeria et au Niger.

Du point de vue du porte-parole du gouvernement, Abdou Karim Fofana, la proposition de mettre sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour élucider cette affaire relève d’un « débat politicien pour changer l’ambiance politique du moment ».

« Pourquoi cibler juste ce contrat ? Tous les contrats relatifs aux équipements armés ont été passés avec cette même procédure du secret défense », ajoute M. Fofana, par ailleurs ministre du Commerce, de la Consommation et des PME, dont les propos sont rapportés par Bés Bi Le jour.

JM

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