16 juillet 2024
Paris - France
EUROPE

Attaque mortelle à Paris : l’avocat du Conseil démocratique kurde en France évoque « un acte terroriste »

David Andic a appelé les autorités françaises à prendre en compte ce motif dans l’enquête sur cette attaque qui a fait trois morts et trois blessés, vendredi dans le 10e arrondissement.

« Nous attendons des autorités françaises que toute la lumière soit faite sur cette affaire. » C’est le message lancé vendredi 23 décembre par le Conseil démocratique kurde en France (CDKF), lors d’une conférence de presse organisée après l’attaque survenue quelques heures plus tôt aux abords du centre culturel kurde Ahmet-Kaya à Paris. David Andic, l’avocat du CDKF, a lui qualifié d’acte « terroriste » cette attaque qui a fait trois morts et trois blessés (dont un en urgence absolue). Suivez notre direct.

 Emmanuel Macron évoque une attaque « odieuse ». « Les Kurdes de France ont été la cible d’une odieuse attaque au cœur de Paris », a réagi sur Twitter le président de la République. Emmanuel Macron a également adressé ses « pensées aux victimes, aux personnes qui luttent pour vivre, à leurs familles et proches. » A la demande du Président de la République et du ministre de l’Intérieur, des représentants de la communauté kurde seront reçus par le préfet de police de Paris samedi 24 décembre à 10h00, a fait savoir la préfecture dans un communiqué.

Le tireur a voulu « manifestement s’en prendre à des étrangers », affirme Gérald Darmanin. Des policiers et des gendarmes vont être déployés pour « protéger particulièrement, avec des gardes statiques 24h/24, les lieux où se réunit la communauté kurde, mais aussi les emprises diplomatiques turques », pour éviter une éventuelle « réplique », a annoncé Gérald Darmanin, vendredi. Il a précisé que le tireur a « voulu manifestement s’en prendre à des étrangers », mais on ignore s’il visait « spécifiquement les Kurdes ».

Des échauffourées entre des manifestants et les forces de l’ordre. La situation s’est tendue après l’attaque qui a fait trois morts et trois blessés dans le 10e arrondissement de Paris, vendredi. Les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes sur les manifestants, qui ont en retour lancé des projectiles dans leur direction, brûlé des poubelles et érigé des barricades dans la rue, a constaté une journaliste de l’AFP. Ces incidents ont débuté lorsque la foule s’est heurtée à un cordon de forces de l’ordre, qui protégeait le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, venu sur place pour faire le point sur l’enquête.

Le suspect est déjà connu de la justice pour une attaque au sabre contre des migrants. Le suspect, âgé de 69 ans, a été placé en garde à vue. Blessé, « en urgence relative, il a été conduit à l’hôpital », a affirmé sur place la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard. Sorti de prison le 12 décembre, il était sous contrôle judiciaire, a appris franceinfo d’une source proche de l’enquête. L’homme avait porté des coups de couteau à un autre individu à son domicile en 2016. Il est également connu pour s’en être pris, en décembre 2021, à une dizaine de migrants à Paris, assénant plusieurs coups aux migrants.

trouvez ici l’intégralité de notre live #PARIS

21h58 : Le préfet de police recevra demain à 10 heures des représentants de la communauté kurde. Il le fait « à la demande du président de la République et du ministre de l’Intérieur », précise la préfecture de police.

21h46 : My deepest sympathies go out to the victims of the attack at the Kurdish cultural center in Paris. My thoughts are with the members of the Kurdish community and people of France on this sad day.

21h46 : « Mes sincères condoléances aux victimes de l’attaque du centre culturel kurde à Paris. Mes pensées vont aux membres de la communauté kurde et au peuple de France en ce jour funeste », écrit sur Twitter le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken après la tuerie qui a fait trois morts dans le 10e arrondissement de la capitale.

21h19 : Le racisme et la haine ont fait plusieurs victimes en plein centre de la capitale. Je pense ce soir à tous ceux qui ont été touchés, aux Kurdes de France qui méritent soutien, solidarité, protection et justice face à cette attaque meurtrière.

21h19 : François Hollande écrit que « le racisme et la haine ont fait plusieurs victimes » dans le 10e arrondissement.

21h02 : L’homme de 69 ans soupçonné d’avoir tué trois personnes et blessé trois autres dans le centre de Paris vendredi ne « disait rien » et « a dû manigancer [l’attaque] tout seul », a raconté son père de 90 ans à l’AFP. « Ce matin, il n’a rien dit en partant (…) Il est cinglé. Il est fou », a-t-il ajouté.

20h26 : Eine schlimme Tat, die heute #Paris und Frankreich erschüttert hat. Meine Gedanken sind bei den Opfern und ihren Angehörigen. – Un acte horrible qui a secoué #Paris et la France aujourd’hui. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. https://t.co/7CLEG2BgIn

20h32 : Le chancelier allemand, Olaf Scholz, qualifie d »‘acte horrible » l’attaque qui a fait trois morts et trois blessés devant un centre culturel kurde dans le 10e arrondissement de Paris. Il l’écrit sur Twitter, en allemand et en français, en répondant à Emmanuel Macron.

20h12 : Il est 20 heures, voici un nouveau rappel des principaux titres :

• Trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dans une attaque à Paris, notamment devant un centre culturel kurde. « Les Kurdes de France ont été la cible d’une odieuse attaque », réagit Emmanuel Macron Nous détaillons dans cet article ce que l’on sait du drame.

• Un suspect a été interpellé sur place. Visé par une information judiciaire et incarcéré après avoir attaqué un camp de migrants en 2021, il venait d’être libéré pour avoir atteint la durée maximum d’une détention provisoire. Que savons-nous de lui ? Tout est résumé dans cet article.

• Alors qu’une grève des contrôleurs provoque l’annulation de nombreux trains ce week-end, tous les syndicats ont levé leur préavis de grève pour le Nouvel An, après la signature d’un accord avec la direction. On vous explique ce qui a poussé un collectif de contrôleurs à lancer ce mouvement social.

• La récolte de céréales en Ukraine, un des principaux producteurs mondiaux, va chuter d’environ 40% cette année par rapport à 2021 en raison de l’invasion russe. C’est ce que montrent les estimations d’Association céréalière nationale annoncées vers la fin du moisson.

19h57 : Nous détaillons dans cet article ce que l’on sait de l’attaque dans le 10e arrondissement, qui a fait au moins trois morts.

(THOMAS SAMSON / AFP)

19h44 : Que sait-on de l’homme soupçonné d’être le tireur ? Le 8 décembre 2021, il s’en était pris à une dizaine de migrants dans un camp à proximité du parc de Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris. Muni d’un sabre, il avait asséné plusieurs coups aux migrants, qui avaient répliqué en lui occasionnant également des blessures. D’après le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le suspect n’était pas fiché « comme quelqu’un d’ultradroite »« Il n’est pas certain que cette personne ait un engagement politique quel qu’il soit », a-t-il ajouté. Retrouvez davantage de précisions dans cet article.

19h20 : Sur place. Les responsables politiques #kurdes avaient alerté il y a une quinzaine de jours. Les 3 morts sont trois militants kurdes dont la responsable des femmes kurdes de France. Pas de hasard crédible.

19h19 : « Pas de hasard crédible », écrit Jean-Luc Mélenchon sur Twitter, qui se trouve à proximité du lieu de l’attaque mortelle qui a fait trois morts.

19h16 : Le Conseil démocratique kurde en France et son avocat ne cessent de souligner que cette attaque mortelle survient quelques jours avant le 10e anniversaire de l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris le 9 janvier 2013. Ces meurtres restent impunis en raison du « refus de la France de lever le secret-défense », souligne l’avocat David Andic.

19h16 : « Demain à midi, il y aura un grand rassemblement sur la place de la République. Nous allons manifester notre colère encore une fois (…) Notre colère va être dans les rues de Paris« , déclare Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France, qui dénonce un « attentat terroriste » et un « attentat politique ».

19h05 : « Nous attendons des autorités françaises que toute la lumière soit faite sur cette affaire. »

Le porte-parole du Conseil démocratique kurde en France s’exprime lors d’une conférence de presse.

19h06 : « Nous sommes actuellement indignés » par le fait que « le caractère terroriste ne soit pas retenu » par les enquêteurs, déclare Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France

18h57 : Les associations kurdes de France commencent leur conférence de presse. Elles dénoncent un « attentat de caractère terroriste ».

18h51 : Comment un homme déjà interpellé il y a un an pour tentative d’homicide pouvait être en liberté ?

Combien d’individus avec un profil similaire et extrêmement dangereux pour la société sont en liberté ?

Il faut mettre fin à ce laxisme systémique ! #fusilladeparis

18h51 : « Il faut mettre fin à ce laxisme systémique ! », écrit sur Twitter Eric Ciotti, le président des Républicains.

18h44 : Cinq policiers ont été blessés pendant les échauffourées, fait savoir une source policière à franceinfo. Une personne a été interpellée pour violences contre les forces de l’ordre, ajoute cette même source.

18h17 : La cellule psychologique ouverte à la mairie du 10e arrondissement a déjà accueilli « quelques personnes » cet après-midi, fait savoir Alexandra Cordebard, la maire de l’arrondissement. Les habitants pourront s’y rendre pendant les prochains jours. La cellule restera « ouverte tout le week-end ».

18h12 : Alexandra Cordebard, la maire du 10e arrondissement de Paris, appelle sur franceinfo au « calme » après les échauffourées qui ont eu lieu dans le quartier de la rue d’Enghien.

18h07 : Il est l’heure d’un rappel de l’actualité de ce vendredi :

Trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dans une attaque à l’arme à feu à Paris, notamment devant un centre culturel kurde. Le tireur a « manifestement voulu s’en prendre à des étrangers »a déclaré Gérald Darmanin, sans affirmer que les victimes étaient visées en tant que Kurdes. Des heurts ont éclaté entre des manifestants et la police sur place.

Un suspect a été interpellé sur place. Visé par une information judiciaire et incarcéré après avoir attaqué un camp de migrants en 2021, il venait d’être libéré pour avoir atteint la durée maximum d’une détention provisoire.

• Alors qu’une grève des contrôleurs provoque l’annulation de nombreux trains ce week-end, tous les syndicats ont levé leur préavis de grève pour le Nouvel An, après la signature d’un accord avec la direction. On vous explique ce qui a poussé un collectif de contrôleurs à lancer ce mouvement social.

• Champion du monde avec les Bleus en 2018, Blaise Matuidi a annoncé la fin de sa carrière.

17h58 : Les Kurdes de France ont été la cible d’une odieuse attaque au cœur de Paris. Pensées aux victimes, aux personnes qui luttent pour vivre, à leurs familles et proches. Reconnaissance à nos forces de l’ordre pour leur courage et leur sang-froid.

17h58 : Le président de la République adresse sur Twitter ses pensées aux victimes, et félicite les forces de l’ordre « pour leur courage et leur sang-froid ».

17h55 : « Les Kurdes de France ont été la cible d’une odieuse attaque », réagit Emmanuel Macron sur Twitter.

17h46 : Six policiers ont été blessés dans les affrontements qui ont éclaté entre les forces de l’ordre et des personnes à proximité du lieu de la tuerie, affirme une source syndicale policière à France Télévisions.

17h45 : Son contrôle judiciaire prévoyait notamment « une obligation de soins psychiatriques » et l’interdiction « de détenir et porter une arme », précise la procureure. Son communiqué révèle également que cet homme, présenté comme un tireur sportif par Gérald Darmanin, avait été condamné en juin 2017 pour « détention prohibée d’armes », écopant de six mois de prison avec sursis et d’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

17h42 : Cet homme de 69 ans avait été mis en examen le 13 décembre 2021 pour avoir attaqué des migrants avec un sabre à Paris, et placé en détention provisoire. C’est pour cette raison qu’il était en prison jusqu’au 12 décembre dernier, précise la procureure de Paris dans un communiqué. Il en est sorti « au terme du délai maximal de détention provisoire d’un an prévu par la loi », détaille-t-elle. L’information judiciaire était toujours en cours.

17h39 : Le suspect de l’attaque était sorti de prison le 12 décembre car le délai maximal de sa détention provisoire était atteint, affirme la procureur de Paris dans un communiqué.

17h21 : Cette attaque et l’émotion qu’elle entraîne au sein de la communauté kurde à Paris interviennent également dans le contexte où des frappes de l’armée turque ont visé le Kurdistan irakien et syrien ces dernières semaines. « Erdogan assasin » fait partie des slogans scandés par la foule près de la rue d’Enghien. La communauté kurde est aussi particulièrement visée en Iran par la répression du mouvement de contestation lié à la mort de Mahsa Amini, elle-même originaire de cette région.

17h16 : Avant les heurts, des témoignages recueillis par l’AFP près de la rue d’Enghien éclairent le ressenti de la communauté kurde après cette attaque, dont on ignore si elle visait spécifiquement des Kurdes. « Ça recommence, vous ne nous protégez pas. On nous tue ! », criait une réfugiée kurde à l’intention des policiers peu après les faits. D’autres évoquent le souvenir du triple assassinat de militantes du PKK en janvier 2012. « Il n’y avait pas de sécurité et s’il y en avait, ils n’ont rien pu faire pour les protéger », déplore par exemple Jihan Akdogan, qui se présente comme « interprète » et « patriote kurde ».

17h06 : Les slogans de riverains mécontents étaient audibles lors de la prise de parole de Gérald Darmanin devant les médias.Voici l’intégralité de ses propos.

17h01 : Selon une journaliste de l’AFP sur place, les heurts ont débuté lorsque la foule s’est heurtée à un cordon de forces de l’ordre qui protégeait la rue où a eu lieu l’attaque et où se trouvait Gérald Darmanin. Après l’utilisation de gaz lacrymogène par la police, certaines des personnes présentes ont dressé des barricades dans une rue voisine et brûlé des poubelles, décrit la journaliste. Une source policière affirme, elle, que des jets de projectile ont précédé l’utilisation du gaz lacrymogène.

16h40 : Après la déclaration de Gérald Darmanin la situation dégénère rue du faubourg Saint-Denis près de la rue d’Enghien. #fusillade https://t.co/wHsKjyRegS

16h40 : Dans la foulée de la prise de parole de Gérald Darmanin, la situation se tend à proximité de la rue d’Enghien. Des images d’un journaliste de Radio France montrent des jets de projectiles visant les forces de l’ordre, qui ont employé des gaz lacrymogènes.

16h37 : Le ministre de l’Intérieur précise, enfin, que deux des personnes tuées l’ont été devant le centre culturel kurde de la rue d’Enghien, et la troisième à l’intérieur d’un restaurant voisin. Une des personnes blessés « lutte pour la vie au moment où nous parlons ».

16h32 : Le suspect « était tireur dans un club de sport, il avait déclaré de nombreuses armes », révèle également Gérald Darmanin. La procureur de Paris avait annoncé tout à l’heure que l’enquête était également ouverte pour d’éventuelles infractions à la législation sur les armes à feu.

16h56 : Le suspect n’était pas connu des services de renseignement, bien qu’il soit connu de la justice, ajoute le ministre de l’Intérieur. « Il n’est pas certain que cette personne ait eu un engagement politique quel qu’il soit, même si manifestement ses motivations étaient une attaque contre les étrangers », détaille-t-il. A ce stade de l’enquête, aucun élément ne le lie à des organisations d’ultradroite, notamment celles dissoutes ces derniers mois.

16h56 : Le tireur a « voulu manifestement s’en prendre à des étrangers », mais on ignore s’il visait « spécifiquement les Kurdes », affirme Gérald Darmanin.

16h57 : Des policiers et des gendarmes vont être déployés pour « protéger particulièrement, avec des gardes statiques 24h/24, les lieux où se réunissent la communauté kurde, mais aussi les emprises diplomatiques turques », pour éviter une éventuelle « réplique », affirme Gérald Darmanin. Il participera à une réunion pour étudier l’éventuelle existence de menaces contre la communauté kurde en France. Le ministre assure que la communauté pourra manifester après cette attaque et pour commémorer les dix ans de l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris, en janvier 2012.

16h21 : Le suspect a « manifestement agi seul », affirme Gérald Darmanin. Hospitalisé pour des blessures, notamment au visage, il sera auditionné dans les heures à venir, précise le ministre de l’Intérieur.

16h58 : Les policiers sont intervenus en « moins de 15 minutes », affirme Gérald Darmanin, qui remercie les forces de l’ordre et les pompiers.

16h19 : Gérald Darmanin prend la parole. Le ministre de l’Intérieur a « un mot tout particulier pour les Kurdes de France, pour la communauté kurde ». « Nous ne connaissons pas les motivations exactes du tireur qui a été interpellé », affirme-t-il.

16h18 : Le Conseil démocratique kurde en France appelle à « une grande manifestation » à Paris, demain. Le rendez-vous est fixé à midi sur la place de la République. Dans un communiqué, il annonce une veillée dans ses locaux, rue d’Enghien, ce soir. L’organisation estime que le tireur visait son siège, situé dans le centre culturel Ahmet-Kaya, et présente les trois personnes tuées comme des « militants kurdes ». Elle dénonce une « attaque terroriste infâme qui intervient suite à de multiples menaces proférées par la Turquie ».

16h16 : Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, vient d’arriver sur le lieu de l’attaque. Il doit s’exprimer devant les journalistes dans quelques minutes.

16h11 : « Erdogan assassin » scandé par plusieurs centaines de personnes de la communauté #kurde après une fusillade rue d’#Enghien #Paris10 qui a fait 3 morts. https://t.co/0WA6Bi70m9

16h11 : Plusieurs centaines de personnes de la communauté #kurde se sont regroupées près de la rue d’Enghien où une #fusillade a eu lieu faisant 3 morts. # https://t.co/W9BCsGf6KA

16h21 : Des centaines de personnes sont rassemblées à proximité de la rue d’Enghien, où trois personnes sont mortes après des tirs, à proximité notamment d’un centre culturel kurde, dans un quartier où se trouvent de nombreux commerces kurdes. Nombre d’entre eux scandent « Erdogan assassin », selon des vidéos du journaliste de Radio France Gilles Gallinaro sur place. Des huées retentissent sur le passage de policiers, sans que l’on sache si elles visent les forces de l’ordre ou le président turc.

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