30 novembre 2022
Paris - France
EUROPE INTERNATIONAL

Affaire des primes en liquide : l’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant incarcéré à la prison de la Santé pour non-paiement de sa dette

L’information a été confirmée par son avocat, , lundi matin.

Claude Guéant « vit très mal cette situation et je suis inquiet pour sa santé », a réagi sur BFMTV son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi. Lundi 13 décembre, l’ancien ministre de l’Intérieur a été écroué à la prison de la Santé. Cette incarcération fait suite à deux décisions du 9 novembre 2021 et un rapport d’enquête relatifs aux modalités d’application d’une précédente condamnation de l’ancien grand commis de l’Etat.

Comme l’a rappelé le président du tribunal : dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur, Claude Guéant s’est vu infliger en 2017 deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, et 75 000 euros d’amende, pour complicité de détournement de fonds publics et recel. Il a aussi été condamné à payer, solidairement avec quatre autres prévenus, 210 000 euros de dommages et intérêts à l’État.

Or, poursuit le président, la cour d’appel a estimé qu’il ne faisait pas les versements nécessaires pour acquitter sa dette d’environ 190 000 euros au Trésor public, dont « seulement 36% » a été payée et ce, pour « une grande partie, de façon contrainte par le biais de saisies ».

Des « sources de revenus complémentaires » à sa pension de retraite de 4 000 euros auraient « pu permettre de régler davantage » et « plus tôt », a jugé la chambre de l’application des peines : une enquête sur son patrimoine a notamment révélé que Claude Guéant avait vendu de l’or, une montre, et qu’il avait récupéré des fonds de son assurance-vie.

S’il a affirmé avoir signé un contrat auprès de l’« Organisation internationale de développement économique », elle ne lui a versé « aucun salaire » et s’est avérée « purement fictive », selon les décisions, qui ont révoqué pour ces « manquements » le sursis probatoire de Claude Guéant à hauteur de trois mois et sa libération conditionnelle à hauteur de six mois.

Franceinfo

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