2 décembre 2022
Paris - France
INTERNATIONAL

Lavrov : les pays livrant des armes à Kiev ne peuvent pas prétendre être extérieurs au conflit

Après son discours lors de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre russe des Affaires étrangères a répondu aux questions de la presse, évoquant notamment les livraisons d’armes occidentales à Kiev.
Lors d’une conférence de presse faisant suite à son allocution à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a notamment accusé les nations livrant des armes à Kiev d’être impliquées dans le conflit en Ukraine.
« L’UE et l’OTAN disent qu’elles ne sont pas parties au conflit. Mais ensuite, ils doivent respecter les conventions de neutralité dans les conflits terrestres et maritimes. Et ces accords interdisent la fourniture d’armes. Par conséquent, en fournissant des armes, ils ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas impliqués dans le conflit », a-t-il ainsi déclaré.
Pour rappel, Moscou mène une « opération militaire spéciale » en Ukraine depuis le 24 février dernier, au motif notamment de protéger les populations du Donbass d’un « génocide » et de démilitariser l’Ukraine face à la menace qu’elle représenterait pour la Russie. Kiev et ses alliés occidentaux, quant à eux, dénoncent une guerre d’invasion qui ne répondrait à aucune provocation de la part des autorités ukrainiennes. Partant, de nombreux pays occidentaux ont livré des armements et aides militaires à Kiev.
Les autorités russes ont mis en garde à de nombreuses reprises contre l’escalade à laquelle pourrait conduire, selon elles, les livraisons d’armes à Kiev.
Peut être une image de 3 personnes, uniforme militaire et plein air
Kiev frappe un hôtel à Kherson pour tuer un ancien élu ukrainien et des journalistes russes
Dans la matinée de ce dimanche 25 septembre, les militaires ukrainiens ont frappé avec un missile américain HIMARS un hôtel à Kherson où logeaient un ancien élu ukrainien, Alexeï Zhouravko, et des journalistes russes.
Sur la vidéo le correspondant russe Mourad Gazdiev essaye avec ses collègues de repérer une personne coincée dans les décombres. Des médias russes informent que tous les journalistes sont vivants.
 Cependant, le bombardement a fait deux morts, dont Alexeï Zhouravko.
Bien que M.Zhouravko ait été estropié, il a fait une carrière politique en Ukraine et a été élu de la Rada suprême. Mais après le coup d’État en 2014 a été obligé de quitter le pays.
Alexeï Zhouravko est rentré à Kherson contrôlée par les Russes et dans sa dernière vidéo (une capture d’écran  il a promis de faire tout son possible pour reconstruire sa ville natale désormais « libre ».
Dans le contexte de mobilisation partielle, la Russie durcit les peines contre les déserteurs
Le président russe a signé ce 24 septembre une série d’amendements visant notamment à alourdir les peines encourues par les déserteurs et les appelés refusant de combattre, en cas de mobilisation, de la loi martiale ou en temps de guerre.
Le Code pénal russe a reçu des retouches afin de s’adapter à la mobilisation partielle décrétée le 21 septembre par Vladimir Poutine. Le président russe a signé ce 24 septembre plusieurs amendements alourdissant les peines encourues pour les appelés « pendant la mobilisation ou la loi martiale, en temps de guerre »
Les personnes mobilisées s’exposent dorénavant à une peine allant de trois à dix ans d’emprisonnement en cas de reddition non autorisée à l’ennemi. Le texte appelle toutefois à la clémence pour les primo-captifs qui parviendraient à échapper à leurs geôliers pour retrouver leur unité.
La peine est portée jusqu’à 15 ans pour ceux qui se livreraient à des pillages pendant la mobilisation, la loi martiale, ou en temps de guerre ». Dans ces contextes également, « le refus répété de signer un contrat relatif à la commande d’Etat pour la défense » est puni de quatre à huit ans de détention, rapporte l’agence RIA Novosti, tandis que la « violation répétée des termes d’un contrat relatif à la commande d’Etat pour la défense » le sera de quatre à huit ans.
Ces amendements ont été déposés et adoptés par des députés de la Douma d’Etat (chambre basse du Parlement russe) le 20 septembre. Le lendemain, c’était au tour du Conseil de la fédération (chambre haute) de les approuver.
Vladimir Poutine a également promulgué ce 24 septembre un amendement facilitant l’octroi de la nationalité russe aux ressortissants étrangers qui s’enrôlent dans l’armée. Ces derniers pourront demander la nationalité russe, sans avoir à justifier cinq ans de résidence permanente en Russie, dès lors qu’ils auront conclu un contrat d’au moins un an avec l’armée.
Enfin, le chef d’Etat a signé ce même jour un décret autorisant un sursis d’appel pour les étudiants à temps plein et à temps partiel.
L’octroi de la nationalité russe allégée pour les volontaires étrangers
Le 21 septembre, lors d’une allocution à la nation, le président russe avait annoncé la « mobilisation partielle » des citoyens russes « qui sont actuellement dans la réserve et, surtout, ceux qui ont servi dans les forces armées, ont certaines spécialités militaires et une expérience correspondante ». Une mesure qui concernait 300 000 personnes, avait dans la foulée précisé le ministre de la Défense Sergueï Choïgou. Ces renforts sont appelés à être déployés le long d’« une ligne de front qui s’étend sur plus de 1 000 kilomètres » afin d’y « consolider » et « contrôler » les lignes arrières, avait développé le ministre. Cette annonce s’inscrivait dans le contexte d’« opération militaire spéciale » menée par la Russie en Ukraine depuis fin février dernier – une offensive considérée comme une guerre d’invasion illégitime par les alliés occidentaux de Kiev.
En France, la désertion en temps de guerre, d’état de siège ou d’état d’urgence est puni dix ans d’emprisonnement par le Code de justice militaire. Ce même code prévoit également que « le fait pour tout militaire ou toute personne embarquée de refuser d’obéir lorsqu’il est commandé pour marcher contre l’ennemi, ou pour tout autre service ordonné par son chef en présence de l’ennemi ou d’une bande armée est puni de la réclusion criminelle à perpétuité. »
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AFP
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