12 juillet 2024
Paris - France
CULTURE

JIFA : Journée Internationale de la Femme Africaine à l’Unesco

« La Journée internationale de la femme africaine (JIFA) existe depuis 1964 et est l’initiative d’Aoua Keïta (militante et femme politique malienne, née le 12 juillet 1912 à Bamako et morte le 7 mai 1980 à Bamako. Elle fut une figure de l’indépendantisme, du syndicalisme et du féminisme au Mali). Elle a lieu le 31 juillet de chaque année. 31 juillet parce que, ce jour-là en 1962, des femmes de l’ensemble du continent #africain s’étaient réunies pour la première fois et avaient créé la toute première organisation dédiée aux femmes africaines: l’Organisation Panafricaine des Femmes. 💡Le but de ces femmes étaient, malgré les différences ethniques et linguistiques, d’unir leurs forces, de travailler ensemble autour d’un idéal commun notamment celui de contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie de la femme africaine et à son émancipation. 📃 À la suite de la rencontre des #femmes africaines à Dar Es Salam, la JIFA sera promulguée par les Nations unies en 1962 avant d’être officiellement consacrée le 31 juillet 1974, lors du premier Congrès de l’Organisation panafricaine des femmes qui s’est tenu au Sénégal. La Journée internationale de la femme africaine est peu connue mais est tout de même célébrée dans plusieurs pays du continent. Les droits des femmes en Afrique grâce à cette journée ont connu une amélioration importante.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2023, nous mettons l’accent sur la réduction de la fracture numérique entre les hommes et les femmes en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Cette approche s’inscrit dans le thème de l’ONU pour la Journée – « Digit4ALL : Innovation et technologie pour l’égalité des sexes » – et est un thème prioritaire pour la prochaine 67e session de la Commission de la condition de la femme (CSW-67), « Innovation et changement technologique, et éducation à l’ère numérique pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles. »

L’Afrique subsaharienne est l’une des régions du monde où l’écart entre les hommes et les femmes en matière d’utilisation de l’internet mobile est le plus important (juste après l’Asie du Sud), avec plus de 190 millions de femmes qui n’utilisent pas les services de l’internet mobile. Le coût élevé des appareils et des forfaits de données, ainsi que le faible niveau d’alphabétisation et de compétences numériques, sont quelques-unes des raisons pour lesquelles les femmes ne sont pas connectées.

Il est primordial de lutter contre la fracture numérique entre les hommes et les femmes pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, les compétences et les outils numériques sont essentiels pour que les femmes et les filles puissent pleinement participer à nos sociétés de plus en plus numériques et accéder à des services essentiels tels que la santé, l’éducation et les finances. Cela est particulièrement crucial pour les femmes qui vivent dans des régions où les infrastructures sont peu développées, où les taux de violence sexiste sont élevés et où la charge mentale de la garde des enfants est importante.

En outre, le faible niveau de compétences numériques des femmes les prive des nouvelles possibilités d’emploi. En Afrique subsaharienne, plus de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques d’ici à 2030. L’emploi des femmes dans la main-d’œuvre de demain est essentiel car il peut accélérer la croissance économique et la productivité des pays, tout en augmentant le nombre d’agences et en réduisant la fécondité. Une étude de la GSMA a montré que, sur une période de cinq ans, la réduction de l’écart entre les sexes dans l’utilisation de l’internet mobile dans les pays à revenu faible et intermédiaire pourrait générer une croissance supplémentaire du PIB de l’ordre de 700 milliards de dollars.

À la Banque mondiale, l’équité et l’autonomisation des genres constituent une priorité. Afin de combler le fossé numérique entre les hommes et les femmes en Afrique subsaharienne, nous travaillons avec les pays clients sur des solutions visant à fournir un accès abordable à internet pour tous, à développer des compétences numériques adaptées aux besoins et aux intérêts des femmes, à améliorer l’accessibilité des produits et des services, à intégrer une perspective de genre dans les politiques en matière de TIC et à soutenir les entreprises dotées de capacités numériques grâce à des financements adaptés aux femmes.

Sans une action urgente et coordonnée, la fracture numérique entre les hommes et les femmes risque de se creuser davantage. Accélérons l’égalité des sexes pour des technologies numériques au service de tous.

jifa2023
La Marraine
S.E. Rachel Annick
OGOULA AKIKO OBIANG MEYO

Ambassadeur, Déléguée Permanente
du Gabon auprès de l’UNESCO. Présidente du Groupe
des Ambassadeurs Francophones de l’UNESCO (GAFU).
Présidente du sous-groupe Afrique Centrale de l’UNESCO.
Elle est l’initiatrice de la Journée Internationale des Femmes dans le Multilatéralisme en 2021, qui a pour but de promouvoir, de reconnaître et célébrer le remarquable travail des Femmes impliquées dans la coopération internationale.

PROGRAMME : JIFA : Journée Internationale de la Femme Africaine

14H30 Accueil des invités

15H00 Discours d’ouverture

15H45 Représentation des femmes dans les collectivités territoriales et dans la sphère publique : elles s’investissent dans les institutions publiques et sont porteuses de changement

Intervenantes : MARIE JEANNE SERBIN -THOMASMahi TRAORE , Madioula AÏDARA DIABY Aidara- Diaby, Malika HAMIDI, PhD , Olga Johnson Johnson
Modératrice : Léocadie Ebakissé

17H00 L’entrepreneuriat des Femmes de la diaspora : célébration de l’Excellence et les Réalisations

Intervenantes : Brigitte H. , Patricia Djomseu, Alvine Tremoulet, Natacha Bounet Abas, Hawa Camara, Julie Abissegue, Sidonie N’Guessan
Modératrice : Djénaba Fifi Thienta

18H30 Place des Femmes dans la vie associative : un leadership Féminin en Action : Inspirer, Innover, Influencer

Intervenantes : Bintou Doumbia, Léa N’Guessan, Urmine Gounongbe Medenou, Charlotte Libog
Modératrices : Annie-Monia Kakou & Aurélia Dejulliard

20H00 Cocktail

Aperçu de l’image
Jean Moliere
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