Les résultats définitifs des législatives israéliennes, publiés dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 octobre, placent le bloc qui soutient le premier ministre sortant Benyamin Netanyahou en tête avec 53 sièges, loin de la majorité. De difficiles négociations de coalition s’annoncent.
Le camp du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, est arrivé en tête devant le bloc principal de l’opposition mais loin de la majorité pour garder le contrôle du Parlement, selon les résultats définitifs des législatives, ouvrant la voie à de difficiles négociations de coalition.
ci, en Israël, on compte les sièges au parlement (Knesset). Il en faut 61 sur 120 pour faire une majorité. Les partis qui font moins de 3,75 % n’ont aucun siège, et leurs voix sont perdues. Deux partis ont été victimes de ce seuil ce mardi 27 octobre, lors des élections législatives : Peuple d’Israël, un nouveau parti de droite suprémaciste (1,6 %), et les Réservistes, un nouveau parti de centre droit (2,6 %). Ces deux partis ont subi les effets du vote utile, très puissant compte tenu des enjeux du scrutin.
Le gouvernement actuel est une coalition du Likud, le parti de Benyamin Netanyahou, de partis religieux et d’extrême droite suprématiste. C’est le bloc de droite. Le Likud est indiscutablement un des vainqueurs de ces élections. Avec 27 sièges, il reste le premier parti du pays, de loin. Comment expliquer qu’il se trouve encore des gens pour voter Netanyahou, malgré l’accumulation de preuves établissant sa responsabilité dans la faillite sécuritaire du 7 octobre ?…
Les partis arabes, de même que le Qatar, ont rejeté ces accusations et Gadi Eisenkot a accusé Benjamin Netanyahu de chercher à « délégitimer les résultats » du scrutin.
Le service de renseignement intérieur (Shin Bet) a indiqué qu’il enquêtait sur des soupçons d’irrégularité, tout en affirmant que cette enquête ne visait pas à « incriminer toute une communauté qui a voté de manière démocratique et légale ».
Sans faire explicitement référence aux accusations relayées par le camp du Premier ministre contre les partis arabes, la Commission électorale a affirmé jeudi que « certaines informations qui ont circulé sont entièrement infondées ». « L’enquête se poursuit en parallèle du processus mené par la Commission électorale centrale. Elle n’aura aucun impact sur les résultats finaux qui seront remis au président », a-t-elle ajouté.
Les résultats finaux seront officiellement remis mercredi au président Isaac Herzog, qui entamera alors un processus de consultation des chefs des partis représentés à la prochaine Knesset avant d’en désigner un pour tenter de former un gouvernement, a indiqué la Commission électorale.
L’absence de majorité à ce stade augure de tractations difficiles qui pourraient durer des semaines. En cas d’échec, le pays pourrait devoir organiser de nouvelles élections, comme cela a été le cas à plusieurs reprises dans son histoire.
AFP