Seine-Saint-Denis : Bally Bagayoko , »le buldozer » ,élu la tête de Plaine Commune,
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Seine-Saint-Denis : Bally Bagayoko , »le buldozer » ,élu la tête de Plaine Commune,

Seine-Saint-Denis : Vainqueur de son duel avec Bouamrane, Bagayoko élu à la tête de Plaine Commune.
Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, a été élu mardi à la présidence de Plaine Commune face au socialiste Karim Bouamrane, au terme d’un vote tendu

Il est donc sorti vainqueur du duel. Bally Bagayoko a pris la tête de l’établissement public territorial Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), à l’issue d’un vote marqué par des tensions politiques avec Karim Bouamrane. Le nouveau maire de Saint-Denis, issu de La France insoumise, s’est imposé avec 46 voix sur 79 suffrages exprimés, contre 32 pour son rival socialiste et une voix pour la communiste Sofia Boutrih.

Cette élection lui confère également la direction d’un outil majeur d’aménagement urbain en Ile-de-France, couvrant plus de 450.000 habitants et employant plus de 2.200 agents. « Je ne concours pas à devenir président insoumis », a déclaré Bally Bagayoko, insistant sur sa volonté d’incarner « le président d’une coopérative de villes », dans un discours ponctué de réactions contrastées dans l’assemblée.

« Un outil politique mais dans l’intérêt des habitants »

La campagne interne avait été marquée par les mises en garde de Jean-Luc Mélenchon, évoquées par Karim Bouamrane, qui redoutait que Plaine Commune devienne « une caisse de résonance » en vue de la présidentielle de 2027. L’édile de Saint-Ouen avait également brandi la menace de retirer plus de 26 millions d’euros de contributions financières de sa commune. Malgré ces tensions, un apaisement a été amorcé après le scrutin : « Bien sûr chacun des maires sera respecté », a affirmé Bally Bagayoko, évoquant les inquiétudes de Saint-Ouen et proposant une rencontre, à quoi Karim Bouamrane a répondu en saluant une « main te(…)

Ala veille d’un vote décisif prévu mardi 21 avril 2026 à 18 heures, la présidence de Plaine Commune cristallise les tensions entre élus de gauche en Seine-Saint-Denis. Le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a annoncé lundi sa candidature face au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, jusque-là seul en lice.

Succédant au socialiste Mathieu Hanotin, battu aux municipales, Bally Bagayoko entend faire de l’intercommunalité « un outil politique mais dans l’intérêt des habitants du territoire », en mettant en avant des priorités comme l’eau, les services publics et l’aménagement urbain. Lors de la séance, le bilan de son prédécesseur a été défendu puis critiqué, notamment par Aly Diouara, le maire de La Courneuve, qui l’a jugé « désastreux », tandis que plusieurs maires ont appelé à un climat plus apaisé, rappelant qu’« il ne faut pas huer les gens ».

Dans un message publié sur X, Karim Bouamrane a déclaré : « J’ai décidé d’être candidat », dénonçant dans la foulée une orientation politique qu’il juge problématique. Selon lui, les prises de position de son rival et de cadres de La France insoumise « ont confirmé clairement la volonté de faire de Plaine commune une base arrière pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon » en vue de 2027. Il a également mis en garde contre « une présidence à Plaine commune dont le seul intérêt est de servir de caisse de résonance politique à LFI ».

Bras de fer entre Bouamrane et Bagayoko

Le maire de Saint-Ouen a aussi brandi la menace d’un bras de fer financier en cas d’élection de Bally Bagayoko. « A Saint-Ouen, nous sommes le plus grand contributeur net par habitant. Je peux me retirer. Et en attendant, je ne verserais plus les contributions qui s’élèvent à plus de 26 millions par an », a-t-il affirmé, évoquant une possible « crise financière, institutionnelle » pour l’intercommunalité. Il a par ailleurs adressé « un message clair » à Jean-Luc Mélenchon. « Je ne me soumettrai jamais à son diktat. »

Face à ces accusations, Bally Bagayoko a rejeté toute instrumentalisation politique de sa candidature. « Je suis membre de La France Insoumise, mais je suis soutenu par d’autres maires », a-t-il rappelé, estimant que « l’EPT n’a pas vocation à devenir la base arrière de LFI : on est en plein délire ! ». Il s’est dit « attristé » par l’attitude de son adversaire, évoquant « une forme de panique » et assurant vouloir travailler « avec l’ensemble des maires, y compris le maire de droite ».

Une structure stratégique du Grand Paris

Cette élection intervient dans un contexte politique local renouvelé, après la victoire récente de Bally Bagayoko à Saint-Denis, deuxième ville d’Ile-de-France. Il bénéficie du soutien de plusieurs élus, dont Aly Diouara (La Courneuve), Mohamed Gnabaly (L’Ile-Saint-Denis) et Azzédine Taïbi (Stains). La présidence de Plaine Commune, occupée depuis 2020 par le socialiste Mathieu Hanotin, concerne une intercommunalité de 460.000 habitants et 2.200 agents

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