Au lendemain de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée à Rabat, les ré-seaux sociaux se sont enflammés. En cause : des rumeurs faisant état de la mort d’un stadier marocain ou d’un supporter à la suite des violences survenues après la rencontre. Des in-formations que les autorités marocaines ont catégoriquement démenties.
Dans un communiqué publié mardi 20 janvier, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) affirme qu’aucun décès n’a été enregistré en lien avec les incidents ayant suivi la victoire du Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongations). « Aucun agent de sécurité pri-vé, ni ramasseur de balles, n’a perdu la vie », précise l’institution, ajoutant qu’aucune cons-tatation de décès liée à des actes de hooliganisme n’a été effectuée.
La finale, marquée par une tension extrême jusqu’au coup de sifflet final, a dégénéré dans les minutes qui ont suivi. Après le penalty accordé à Brahim Diaz dans le temps additionnel, des heurts ont éclaté à la fois sur la pelouse et dans les tribunes du stade Prince Moulay Ab-dellah. Des scènes de chaos, largement diffusées en ligne, montrent des échanges violents et du matériel projeté sous les yeux de milliers de spectateurs.
Selon les autorités, certains affrontements auraient impliqué des supporters sénégalais se revendiquant du groupe du « Douzième Gaïndé », qui auraient pénétré sur le terrain. Ces images ont alimenté une vague de réactions émotionnelles bien au-delà des frontières maro-caines, favorisant la circulation de fausses informations.
La DGSN a par ailleurs réfuté une autre rumeur persistante, relayée notamment sur des pla-teformes numériques sénégalaises, évoquant l’agression mortelle à l’arme blanche d’un res-sortissant sénégalais après le match. Là encore, aucune donnée officielle ne vient étayer cette version.
Face à la diffusion massive de contenus non vérifiés, la police marocaine annonce l’ouverture de procédures judiciaires afin d’identifier les auteurs de ces « fake news ». Elle appelle enfin à la responsabilité et au discernement des internautes, dans un climat de forte tension numérique marqué par des échanges virulents entre supporters marocains et sénéga-lais depuis la finale.
Bonnie Wiseman, Paris

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