29 novembre 2022
Paris - France
EUROPE

ournaliste français tué en Ukraine: le parquet antiterroriste ouvre une enquête pour crimes de guerre

L’enquête ouverte après la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste de BFMTV envoyé en Ukraine, porte également sur « les blessures subies par son confrère Maxime Brandstaetter »

Frédéric Leclerc-Imhoff, 32 ans, est mort lundi 30 mai alors qu’il couvrait la guerre en Ukraine pour BFMTV. Le journaliste se trouvait près de Sievierodonetsk, à l’est du pays. Il suivait une opération ukrainienne d’évacuation et accompagnait pour l’occasion des civils à bord d’un bus humanitaire. L’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) s’est vu confier l’enquête. Enquête qui porte aussi sur « les blessures subies par son confrère Maxime Brandstaetter », qui était à ses côtés, a précisé le Parquet national antiterroriste (Pnat).

Dans le détail, « l’enquête est ouverte des chefs d’atteinte volontaire à la vie d’une personne protégée par le droit international des conflits armés, attaques délibérées contre des personnes qui ne prennent pas part directement aux conflits et attaques délibérées contre le personnel et les véhicules employés dans le cadre d’une mission d’aide humanitaire », a indiqué le Pnat.

Lundi, Emmanuel Macron et la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, ont réagi à la triste nouvelle. « Je partage la peine de la famille, des proches et des confrères de Frédéric Leclerc-Imhoff, à qui j’adresse mes condoléances. À celles et ceux qui assurent sur les théâtres d’opérations la difficile mission d’informer, je veux redire le soutien inconditionnel de la France », a déclaré le président de la République, tandis que Catherine Colonna a condamné un « double crime qui vise un convoi humanitaire et un journaliste ».

L’Opinion

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