Alassane Ouattara est au pied du mur comme Gbagbo en octobre 2000, qu’il ne reconnaissait pas comme président.
« Traite les autres comme tu voudrais être traité ». Car tôt ou tard, on récolte ce que l’on a semé, en bien comme en mal. Et Alassane Ouattara est aux pieds du mur de cette règle d’or de la vie. En octobre 2000, la Chambre administrative de la Cour suprême a invalidé sa candidature à l’élection présidentielle remportée par Laurent Gbagbo.
Son parti, le RDR, ayant alors échoué à prendre le pouvoir qui était dit « dans la rue », Ouattara, à défaut de l’orchestrer, va prendre fait et cause pour la rébellion armée qui a occupé le nord du pays et contraint le pouvoir à des négociations à la table-ronde de Linas-Marcoussis, en janvier 2003.
Il suffit de remplacer Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara dans les propos pour nous retrouver dans la crise politique qui secoue le pays en 2020. L’Opposition, après avoir boycotté l’élection présidentielle controversée du 31 octobre, ne reconnaît pas ce scrutin et les Institutions qui en sont issues.
Et voici l’ex-chouchou de la communauté internationale face à la détermination de son Opposition, réunie autour de Bédié, qui ne veut pas s’en laisser conter et au lynchage médiatique de la presse française en particulier, qui le traite comme un paria. Les temps ont vraiment changé.
source: yeclo
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