2 décembre 2022
Paris - France
INTERNATIONAL

L’ORIGINE DU MISSILE TOMBE EN POLOGNE

L’origine des débris tombés en Pologne
Dans la soirée du 15 novembre, deux roquettes sont tombées près du village de Przewoda dans la voïvodie de Lubelskie en Pologne, tuant deux personnes. L’incident s’est produit lors d’une frappe massive des forces armées russes contre des infrastructures critiques en Ukraine.
▪️ Les avis sur l’appartenance des munitions ont immédiatement été partagés: certains ont affirmé qu’il s’agissait de missiles de croisière russes X-101 qui avaient atterri sur le territoire polonais. D’autres ont déclaré que des missiles anti-aériens du système de défense aérienne ukrainien S-300 s’étaient écrasés près de Przewoda.
▪️Les premières photos du site n’ont initialement pas permis d’y voir plus clair. La taille du cratère n’indiquait pas clairement une munition particulière. Et l’absence de dégâts pourrait facilement s’expliquer par le déclenchement tardif de la fusée après que le missile ait déjà pénétré dans le sol.
🔻Cependant, l’image d’un seul grand fragment est apparue plus tard, ce qui a complètement clarifié la situation. La découverte s’est avérée être une partie d’un anneau de connexion serti du réservoir de carburant au compartiment de queue du missile 5B55 du complexe anti-aérien S-300.
🔻Peut-il s’agir d’un missile russe, étant donné que les forces armées russes utilisent parfois le S-300 pour frapper des cibles terrestres? Pratiquement exclu: le point de lancement le plus proche se trouve sur le territoire du Belarus, à 130 km du lieu d’impact de la munition. Et le 5B55, avec une portée maximale de 75 km, n’aurait tout simplement pas atteint Przewoda.
🔻Tout cela donne une forte raison de croire que ce sont des missiles antiaériens ukrainiens S-300, qui ont pénétré dans l’espace aérien polonais en repoussant un raid aérien russe, et qui se sont écrasés sur le territoire polonais.
Voici les primes que perçoivent les soldats russes pour leurs exploits confirmés :
– Un avion détruit – 300 mille roubles (environ 4 K$ selon le taux)
– Un hélicoptère – 200 mille roubles (3 K$)
– Un drone – 50 mille roubles (700 $)
– Un char – 100 mille roubles (1.5 K$)
– Tout type d’autres véhicules blindés de soutien terrestre ou DCA – 50 000 roubles (700 $)
– Pour des succès dans la destruction de concentrations de personnels – 100 000 roubles (1.5 K$)
– Pour l’exécution de tâches militaires importantes – 100 000 roubles (1.5 K$)
Cette pratique tout à fait correcte vient tout droit de la Seconde Guerre Mondiale, appelée « Grande Guerre patriotique » en Russie. Où, malgré la nature patriotique de la guerre, les soldats du front recevaient de l’argent pour leurs réalisations militaires.
➡️ L’armée rouge de Staline était plus capitaliste que les armées collectivistes occidentales ! Et c’est encore le cas.
Tout au long de la guerre, des récompenses monétaires ont été accordées à tous les équipages de bombardiers qui ont participé au bombardement de la capitale allemande. A partir de 1943, 2 K roubles uniquement au commandant de bord, au navigateur et au mécanicien de bord ; le reste de l’équipage en recevait la moitié. Ensuite, le bombardement des villes de Budapest, Bucarest et Helsinki s’est ajouté pour l’obtention d’encouragements financiers.
Mi-août 1941, une ordonnance a été publiée sur les incitations financières pour les pilotes de tous les types d’avions. Pour les pilotes de chasse, en plus des décorations (l’Ordre pour trois avions abattus, l’étoile d’or du héros pour dix), des paiements en espèces étaient accordés :
Un avion ennemi abattu : 1 K roubles
5 sorties aériennes – 1.5 K roubles
15 – 2 K roubles
25 – 3 K roubles
40 – 5 K roubles
En juin 1942, les bombardiers ennemis ont commencé à être évalués deux fois plus que les chasseurs.
1 bombardier abattu : un bonus de 2 K roubles
1 avion de transport : 1.5 K roubles
1 chasseur – 1 K roubles
Les équipages d’avions d’attaque et de bombardiers légers étaient encouragés avec un bonus de 3 K roubles pour 40 missions accomplies avec succès pendant la journée ou 15 missions réussies la nuit.
Les avions ennemis détruits ont été évalués, curieusement, moins bien :
1 avion abattu – 1 K roubles
2 – 1.5 K roubles
A partir de 5 – 2 K roubles
8 – 5 K roubles
Le pilote et le navigateur recevaient 10 K roubles pour un destroyer ou un sous-marin détruit et 2.5 K roubles pour le reste de l’équipage.
Pour un navire de transport, le pilote et le navigateur recevaient 3 K roubles et les autres recevaient 1 K roubles chacun.
Pour un patrouilleur ou un dragueur de mines, le pilote et le navigateur recevaient 2 K roubles et l’équipage 500 roubles chacun.
Pour une barge, le pilote et le navigateur recevaient 1K roubles et l’équipage 300 chacun.
En juillet 1942, une ordonnance a été émise pour des primes en espèces pour les chars ennemis détruits. Des incitations financières ont été accordées aux membres des équipages antichars :
Le commandant et le tireur recevaient 500 roubles chacun, les autres 200 roubles chacun.
Il est intéressant de noter qu’au départ, les sommes de 1K et de 300 roubles ont été envisagées, mais ont été réduites à la demande personnelle de Staline.
– 500 roubles pour un char détruit par un tireur de fusil anti-char, 250 pour son assistant.
– 500 roubles pour un char détruit pour le commandant du char, le canonnier et le chauffeur. Les autres (chargeur, radio…), 200.
À la veille de l’opération « Uranus », un ordre a été émis pour déterminer les catégories de qualification des conducteurs de chars. Pour chaque catégorie, une prime mensuelle était fixée : un maître de conduite – 150 roubles, un chauffeur de 1ère classe – 80 roubles, un chauffeur de 2ème classe – 50 roubles.
Pour des exploits tels la destruction d’un char par des moyens non conventionnels, le combattant recevait un bonus de 1 K roubles. Si la destruction était réalisée à plusieurs, les membres du groupe recevaient 1.5 K roubles chacun.
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