Les perspectives économiques se dégradent rapidement
Et si la situation actuelle était plus sérieuse qu’elle n’y paraît ? Le sentiment de marché vient de plonger dans la « peur extrême ». Les actions des Sept Magnifiques ont chuté à des niveaux préoccupants, beaucoup affichent désormais des baisses à deux chiffres par rapport à leurs plus hauts des 52 dernières semaines. Et les portefeuilles de retraite ? Ils continuent de fondre, jour après jour.
À cela s’ajoute une autre pression : la flambée des prix du pétrole, qui fait grimper le coût de la vie partout dans le monde. Face à des perturbations d’approvisionnement sévères, plusieurs pays ont déjà commencé à prendre des mesures d’urgence.
Cette semaine, les Philippines sont devenues le premier pays à déclarer une urgence énergétique nationale. La raison ? Les prix du diesel et de l’essence ont plus que doublé depuis l’escalade du conflit.
Et ce n’est pas tout. Le conflit au Moyen-Orient ne se limite pas à perturber les marchés pétroliers. Il affecte également des approvisionnements essentiels en engrais et en hélium, allongeant encore la liste des chaînes d’approvisionnement sous tension.
Dans ce contexte, faut-il vraiment s’étonner que la probabilité d’une récession américaine dans les 12 prochains mois ait bondi à près de 49 % le mois dernier ? C’est le niveau le plus élevé depuis la pandémie de 2020.
L’argent : la fête est probablement terminée
En période de forte volatilité et d’incertitudes géopolitiques, on attend souvent des métaux précieux qu’ils jouent le rôle de valeur refuge. Mais les récents mouvements de prix nous invitent à la prudence.
L’or a rompu sa tendance haussière récente, et l’argent métal est désormais entré dans une claire tendance baissière hebdomadaire. Un sacré retournement, après des mois d’euphorie !
Il n’y a pas si longtemps, les analystes soulignaient une pénurie structurelle persistante de l’argent. Selon eux, les prix devaient continuer à grimper pendant des mois, voire des années, portés par des déficits chroniques d’approvisionnement et une demande industrielle en plein essor.
Des prix plus élevés attirent davantage d’offre
Mais comme toujours, la logique économique finit par reprendre ses droits : des prix plus élevés attirent inévitablement davantage d’offre. Et nous y voilà.
Est-ce vraiment la fin du bull run de l’argent ? L’histoire nous offre une leçon, même si les exemples restent rares. L’argent métal a connu deux grands rallyes paraboliques à l’époque moderne : en 1980, puis en 2011. Dans les deux cas, les prix ont explosé à la hausse… avant de s’effondrer brutalement, suivis de longues années de stagnation. Entre ces deux pics, on compte environ 23 ans d’action latérale et peu enthousiasmante.
Alors, cette fois sera-t-elle différente ?
Les crises ne détruisent pas l’argent, elles le déplacent.
Voici les niveaux de prix à surveiller de près pour mieux comprendre ce que le marché nous dit…
Niveaux clés
Les résistances :
En conclusion
Difficile de ne pas avoir la tête qui tourne en ce moment ! Entre l’Iran, l’inflation et les nouvelles alarmantes qui s’enchaînent sans relâche, les investisseurs ont largement de quoi être déstabilisés.
Dans ces moments-là, le meilleur réflexe est de couper le bruit médiatique et de se concentrer sur ce qui compte vraiment : l’évolution des prix. D’autant plus que la forte volatilité joue dans les deux sens, les retournements peuvent être aussi rapides que soudains.
Mais quelle que soit la tempête qui se profile, une chose reste claire : savoir à quelle étape du cycle nous nous trouvons permet de définir ses priorités. En ce moment, la priorité, c’est de protéger ses gains et de se préparer au moment où le cash reprend enfin toute sa valeur.
Lucie Capelle

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