3 juillet 2022
Paris - France
ECONOMIE

Lancement des travaux d’un pont reliant le Sénégal à la Mauritanie

À la frontière Sénégal-Mauritanie, la première pierre du pont de Rosso a été posée.

En Mauritanie, la pose de la première pierre du pont de Rosso a été accueillie avec bonheur, ce mardi 30 novembre. Situé à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, l’ouvrage doit relier les deux rives du fleuve Sénégal.

Des applaudissements, c’est la seule manière pour saluer le démarrage prochain des travaux du pont de Rosso. Les habitants de la partie mauritanienne du pont se réjouissent de cet acte posé par les deux chefs d’État, sénégalais et mauritanien, ce 30 novembre.

Le pont va être construit sur le fleuve Sénégal, une parcelle pour la circulation des biens et des personnes entre le Sénégal et  la Mauritanie.

Le Président sénégalais, Macky Sall, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont procédé mardi à Rosso en terre mauritanienne, au lancement des travaux du pont Rosso devant relier les deux pays.

Jusque-là, des bacs voguant entre les deux villes homonymes de Rosso permettaient le transport des personnes et des biens à la frontière sénégalo-mauritanienne.

Le pont, qui va être construit sur le fleuve Sénégal, va renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays tout en favorisant l’intégration régionale.

« Intégrer, développer et faire la différence dans le quotidien des populations, ce sont trois ambitions que nous voulons réaliser avec le pont de Rosso pour en faire un véritable trait d’union entre l’Afrique de l’ouest et le Maghreb », a indiqué Salomon Quaynor, vice-président de la Banque africaine de développement (BAD).

« Avec le pont de Sénégambie (entre Sénégal et Gambie) que nous avons financé, le pont de Rosso vient compléter le seul maillon manquant des corridors Tanger- Lagos et Alger- Dakar », a poursuivi Quaynor s’exprimant lors du lancement des travaux.

Vers une véritable relance économique

Pour beaucoup de Mauritaniens résidant dans la commune de Rosso, en Mauritanie, ce pont est une aubaine. Déjà Mouhamed Haidara pense aux opportunités qui ne manqueront pas dans les prochaines années : « Il y aura un regain d’intérêt pour l’ensemble au niveau de ce pont. Ce qui est le rêve des Rossossois, c’est que nous voyions que notre ville se développer dans le domaine des infrastructures, dans le domaine économique. Et je suis sûr que ce sera une véritable relance économique ».

L’espoir est le sentiment le mieux partagé avec l’érection de ce pont entre les deux pays. En Mauritanie en tout cas, on voit déjà grand grâce à un ouvrage qui reliera les deux rives du fleuve Sénégal, distantes de 1 500 mètres à cet endroit.

D’un coût global de 88 millions d’euros, dont 40 de la BAD, l’infrastructure de 1481 mètres de longueur sur 7.2 mètres de largeur devrait être opérationnelle dans trente mois selon les termes contractuels.

La réhabilitation de 10 km de voirie urbaine dans la partie mauritanienne et la réalisation de 65 km de route à Rosso Sénégal sont les volets annexes du projet qui va aussi permettre des gains de temps sur l’axe Dakar- Nouakchott qui s’étire sur 550 km.

JM

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