3 juillet 2022
Paris - France
ECONOMIE

INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION 2020. 180 PAYS. Côte d’ivoire 104e

180 pays QUEL EST LE   CLASSEMENT DE  VOTRE PAYS ? 

SCORE PAYS/TERRITOIRE RANGRÉSUMÉ EXÉCUTIF L’indice de perception de la corruption (IPC) de cette année brosse un tableau sombre de l’état de la corruption dans le monde. Alors que la plupart des pays n’ont guère progressé dans la lutte contre la corruption en près de dix ans, plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à 50. Notre analyse montre que la corruption non seulement fragilise la réponse sanitaire mondiale à la COVID-19, mais elle contribue également à approfondir la crise démocratique en cours. L’année 2020 s’est avérée être l’une des pires de l’histoire récente, en raison de la pandémie mondiale de COVID-19 et de ses effets dévastateurs. L’impact sanitaire et économique sur les individus et les communautés du monde entier a été catastrophique. À l’échelle mondiale, plus de 90 millions de personnes ont été infectées, et près de 2 millions de personnes sont décédées1 . Comme l’a montré l’année tumultueuse qui vient de se terminer, la COVID-19 n’est pas seulement une crise sur le plan sanitaire et économique, mais également une crise sur le plan de la corruption, du fait du grand nombre de vies perdues en raison des effets insidieux de la corruption qui affaiblissent une réponse mondiale juste et équitable. Des actes de corruption durant la crise liée à la COVID-192 ont été rapportés dans le monde entier. 180 L’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, sur la base d’appréciations d’experts et d’hommes d’affaires. 100 signifie très peu corrompu, et 0 signifie très corrompu. PAYS ÉVALUÉS L’IPC UTILISE UNE ÉCHELLE DE 0 À 100 50/100 43/100 2/3 DES PAYS ONT UN SCORE INFÉRIEUR À LE SCORE MOYEN EST DE  43/100 2/3 DES PAYS ONT UN SCORE INFÉRIEUR À 50/100De la corruption et du détournement de fonds à la surfacturation et au favoritisme, la corruption dans le secteur des soins de santé prend de nombreuses formes3 . Nous risquons cependant de perdre encore plus si nous ne tirons pas les leçons des périodes de crise précédentes4 . Au cours de l’année dernière, malgré la COVID-19, les citoyens du monde entier se sont rassemblés en force pour se joindre aux protestations massives contre la corruption et en faveur de la justice sociale et du changement politique. Sans surprise, puisque les sondages d’opinion publique montrent que la plupart des gens espèrent pouvoir faire une différence contre la corruption5 , ces protestations ont fait la une des journaux et ont mis en évidence le pouvoir de l’action et de l’expression collectives. La réponse d’urgence à la pandémie de COVID-19 a révélé d’énormes failles dans les systèmes de santé et les institutions démocratiques, soulignant que les personnes au pouvoir ou qui tiennent les cordons de la bourse du gouvernement servent souvent leurs propres intérêts plutôt que ceux des personnes les plus vulnérables. Alors que la communauté mondiale passe de la crise à la reprise, les efforts de lutte contre la corruption doivent suivre le rythme pour assurer une relance juste et équitable réponse à la COVID-19 a mis en évidence les faiblesses d’une surveillance médiocre et d’une transparence insuffisante. Pour que les ressources soient effectivement distribuées à ceux qui en ont le plus besoin, et non pas détournées par des personnes corrompues, les autorités de lutte contre la corruption et les organes de surveillance doivent avoir les fonds, les ressources et l’indépendance nécessaires pour remplir leurs fonctions. La crise liée à la COVID-19 a exacerbé le déclin démocratique, certains gouvernements exploitant la pandémie pour suspendre les parlements, renoncer aux mécanismes de responsabilité publique et inciter à la violence à l’égard des dissidents. Pour défendre l’espace civique, les groupes de la société civile et les médias doivent pouvoir travailler dans des conditions leur permettant de demander des comptes aux gouvernements. De nombreux gouvernements ont considérablement assoupli les procédures de passation de marchés. Ces procédures précipitées et opaques offrent de nombreuses possibilités de corruption et de détournement des ressources publiques. Les processus de passation de marchés doivent rester ouverts et transparents afin de lutter contre les malversations, d’identifier les conflits d’intérêts et de garantir une tarification équitable. La publication de données désagrégées sur les dépenses et la distribution des ressources est particulièrement importante dans les situations d’urgence, pour garantir des réponses politiques justes et équitables. Les gouvernements devraient également veiller à ce que les citoyens reçoivent des informations facilement compréhensibles, accessibles, opportunes et significatives en garantissant leur droit d’accès à l’information. 1. RENFORCER LES ORGANES DE SURVEILLANCE 3. DÉFENDRE LA DÉMOCRATIE, PROMOUVOIR L’ESPACE CIVIQUE 2. GARANTIR LA TRANSPARENCE DE LA PASSATION DE MARCHÉS 4. PUBLIER LES DONNÉES PERTINENTES ET VEILLER À GARANTIR LEUR ACCÈS  Recommandations

Pour lutter contre la COVID-19 et freiner la corruption, les gouvernements doivent :ANALYSE MONDIALE L’IPC de cette année révèle que la corruption est plus répandue dans les pays les moins bien équipés pour faire face à la pandémie de COVID-19 et à d’autres crises mondiales. L’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, sur la base d’appréciations d’experts et de chefs d’entreprise. Il utilise une échelle de zéro à 100, où zéro correspond à un pays très corrompu et 100 à un pays très peu corrompu. Comme les années précédentes, plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50 sur l’IPC de cette année, avec un score moyen de 43 seulement. Les données montrent qu’en dépit de certains progrès, la majorité des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public. En plus d’obtenir de mauvais résultats, pour près de la moitié des pays, le score sur l’IPC n’a pas évolué pendant près d’une décennie. Ces pays n’ont pas réussi à faire bouger le curseur de manière significative pour améliorer leur score et combattre la corruption dans le secteur public.ÉGION AU SCORE LE PLUS ÉLEVÉ RÉGION AU SCORE LE PLUS FAIBLE DEPUIS 2018 DEPUIS 2018 66/100 32/100 EUROPE DE L’OUEST ET UNION EUROPÉENNE AFRIQUE SUBSAHARIENNE.

 

TRANSPARENCY INTERNATIONAL SCORE 0-9 10-19 20-29 30-39 40-49 50-59 60-69 70-79 80-89 90-100 Pas de données Très peu corrompu Fortement corrompu 69 France 23 68 Bhoutan 24 67 Chili 25 67 États-Unis 25 66 Seychelles 27 65 Taïwan 28 64 Barbade 29 63 Bahamas 30 63 Qatar 30 62 Espagne 32 61 Corée du Sud 33 61 Portugal 33 60 Botswana 35 60 Brunei Darussalam 35 60 Israël 35 60 Lituanie 35 60 Slovénie 35 59 Saint Vincent et les Grenadines 40 58 Cabo Verde 41 57 Costa Rica 42 57 Chypre 42 57 Lettonie 42 45 Sénégal 67 44 Bulgarie 69 44 Hongrie 69 44 Jamaïque 69 44 Roumanie 69 44 Afrique du Sud 69 44 Tunisie 69 43 Ghana 75 43 Maldives 75 43 Vanuatu 75 42 Argentine 78 42 Bahreïn 78 42 Chine 78 42 Koweït 78 42 Îles Salomon 78 41 Bénin 83 41 Guyana 83 41 Lesotho 83 40 Burkina Faso 86 40 Inde 86 40 Maroc 86 40 Timor-Leste 86 40 Trinité-et-Tobago 86 40 Turquie 86 88 Danemark 1 88 Nouvelle-Zélande 1 85 Finlande 3 85 Singapour 3 85 Suède 3 85 Suisse 3 84 Norvège 7 82 Pays-Bas 8 80 Allemagne 9 80 Luxembourg 9 77 Australie 11 77 Canada 11 77 Hong Kong 11 77 Royaume-Uni 11 76 Autriche 15 76 Belgique 15 75 Estonie 17 75 Islande 17 74 Japon 19 72 Irlande 20 71 Émirats arabes unis 21 71 Uruguay 21 SCORE PAYS/TERRITOIRE RANG 56 Géorgie 45 56 Pologne 45 56 Sainte-Lucie 45 55 Dominique 48 54 Tchéquie 49 54 Oman 49 54 Rwanda 49 53 Grenade 52 53 Italie 52 53 Malte 52 53 Maurice 52 53 Arabie Saoudite 52 51 Malaisie 57 51 Namibie 57 50 Grèce 59 49 Arménie 60 49 Jordanie 60 49 Slovaquie 60 47 Belarus 63 47 Croatie 63 47 Cuba 63 47 Sao Tome-etPrincipe 63 45 Monténégro 67

TRANSPARENCY  INTERNATIONAL

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