18 août 2022
Paris - France
AFRIQUE INTERNATIONAL

Entre surveillance des opposants et des terroristes, le juteux marché de l’espionnage en  Afrique 

En Afrique, le marché des  grandes oreilles » est en pleine expansion. Chefs lÉtat, opposants, hommes laffaires : nul nest à labri les hackers, et sen prémunir  est une vraie gageure

Enquête sur une très lucrative guerre de lombre

Espionnage : qui écoute  qui en Afrique

téléphones ultrasécurisés des présidents africains  Comment les hackers piratent votre smartphone et comment vous en protéger 

Des dizaines de journalistes, militants des droits humains et chefs dentreprise placés sur écoute via un logiciel israélien par les services de renseignement marocains, saoudiens, togolais ou encore rwandais... Les révélations de lenquête dun consortium de dixsept médias internationaux, dimanche 18 juillet, ont fait leffet dune bombe. La société NSO, qui a conçu le logiciel espion Pegasus et le distribue, a démenti des allégations quelle qualifie de « mensongères ». Les autorités marocaines évoquent pour leur part des « allégations infondées ». Le gouvernement français sinquiète, lui, de « faits extrêmement choquants et, sils sont avérés, extrêmement graves 

Ce « Pegasusgate » fait écho à une enquête que Jeune Afrique avait menée en janvier 2020 : « Espionnage : qui écoute qui en Afrique ? ». Nous republions aujourdhui cette série darticles que le scandale autour de la société NSO éclaire dun jour nouveau

Le bâtiment ne paie pas de mine. Coincé entre le parking des employés le la présidence gabonaise et le mur lenceinte longeant le boulevard de la République, à Libreville, rien ne le distingue des autres, hormis, peut Etre, le buisson dantennes hérissées 

ur son toit. Nul visiteur du Palais du bord de mer, occasionnel ou régulier, me laisse son regard ségarer sur ses trois étages, en apparence inoffensifs

quelques encablures, lesplanade du palais attire loeil. Plus loin, les bâtiments administratifs avalent les petites mains de la République. Rien ne tel ici. Dans ce palais des « grandes oreilles », on préfère rester discret

Derrière ces murs blanc cassé se dissimulent pourtant le Silam, le Centre découtes de la présidence, que Hirige le Français JeanCharles Solon. Cet ancien militaire passé par les Fervices techniques de la Direction générale des renseignements extérieurs (DGSE, les services de renseignement français), aujourdhui Fonctionnaire gabonais à part entière, est le maître des écoutes à Libreville. Théoriquement soumis à la tutelle de 

La Direction générale des services spéciaux de la présidence, dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, il dispose en réalité de son autonomie

Chaque jour, cest sous plis scellés que des notes sont transmises au chef de État, Ali Bongo Ondimba, dont le 

bureau est à deux pas. Retranscription découtes téléphoniques, interceptions de SMS ou de conversations sur whatsApp, espionnage déchanges de courriels ou sur les réseaux sociauxJeanCharles Solon est, selon nos sources, bien équipé. 

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Il est vrai que le Silam a longtemps bénéficié de lexpertise française, du EDECE (Service de documentation extérieure et de contreespionnage) puis de la DGSE. Aujourdhui, des spécialistes privés liés aux services Français ont pris le relais, comme lentreprise Amesys (devenue Ames et Nexa Technologies), ou les plus confidentiels Ercom et Suneris Solutions

Service à la carte Cest un des logiciels dAmesys, nommé « Cerebro », qui a un temps 

fait fonctionner les grandes oreilles du Silam. Une variante de la technologie commercialisée par les Français en Libye, du temps de Mouammar Kadhafi, ou au Maroc au tournant des années 2010

ON RÉALISE DES DÉMONSTRATIONS DE CERTAINES TECHNOLOGIES, À L’OCCASION DE SALONS OU DE VISITES 

Ercom et Suneris Solution occupent elles aussi une place de choix sur le marché africain, en particulier subsaharien. La première, qui a notamment équipé le Mali et le négal, est spécialisée dans la sécurisation des échanges électroniques et téléphoniques. La seconde... dans leur interception. Toutes deux sont basées au sudouest de Paris, à Villacoublay, non loin du Commandement des opérations spéciales (COS) de l‘armée. Elles sont les (discrètes) vitrines commerciales des technologies de lespionnage français

À Villacoublay, le service est à la carte. « On réalise des démonstrations de certaines technologies, à l‘occasion de salons ou de visites, puis on adapte la solution proposée à la demande du client », confie un acteur du secteur. Chez Suneris, cest une division baptisée Homeland du nom de la série despionnage américaine qui est à la manoeuvre

Une quarantaine de salariés y travaillent, sous le sceau du secret défense, au développement de systèmes découte pour les clients étrangers, parmi lesquels figurent, selon un ancien employé interrogé par le journaliste dinvestigation Olivier Tesquet, auteur dune enquête sur le sujet pour le magazine Télérama, la Côte dIvoire, le Gabon et le Mali

Des cerveaux de ces petits génies sont déjà sortis quelques gadgets dignes, aussi, dune série despionnage : fausses antennesrelais permettant de pénétrer les téléphones, voiture capable daller « aspirer des données ». Aux commerciaux ensuite de vendre ces indiscrets bijoux à Prague, Dubaï, Paris ou encore Dakar

Marché au Milipol « Les clients veulent acheter quelque chose qui a fait ses preuves. On ne cherche pas le gadget expérimental », souligne un habitué des salons. Pour lAfrique, les deux rendezvous à ne pas manquer sont le salon Milipol, en novembre, à Paris, et lISS World Middle East and Africa, en mars, à Dubaï

En France, tout se joue dans un environnement feutré se croisent militaires, entrepreneurs et intermédiaires. Le stand dErcom vante les mérites de ses téléphones sécurisés, dont le président Emmanuel Macron est équipé. Nexa Technologies présente un fourgon dinterception à seulement 5 millions deuros. Suneris Solutions est plus discret. Mais les Français ne sont plus seuls sur le marché

Retour à Libreville, dans les couloirs du Silam. Si le Français JeanCharles Solon y est bien le patron, ses subordonnés sont israéliens. Depuis plusieurs années, les entreprises de l’État hébreu dominent le marché des écoutes en Afrique subsaharienne. Difficile de toutes les citer. La célèbre NSO (autre exposant du Milipol, à Paris) tient une place de choix, avec des bastions importants au Kenya et en Côte d’Ivoire. 

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Mais le maillage des entreprises de Herzliya, quartier côtier du nord de TelAviv et « Silicon Valley de lespionnage » israélien, est dense : Mer Group (Congo, Guinée, Nigeria, RD Congo, elle équipe lAgence nationale de renseignement), Verint Systems ou encore Elbit Systems (Afrique du Sud, Angola, Éthiopie, Nigeria...)

Anciens de Tsahal et du Mossad 

Outre les financements américains, le principal atout des Israéliens est leur lien étroit avec larmée et les services de renseignement. À Herzliya, les anciens de lUnité 8200 de Tsahal (spécialisée dans la cyberguerre) et les exespions ont pignon sur rue. l‘un deux, Shabtaï Shavit, le patron dAthena GS3, une filiale de Mer Group, dirigea le Mossad de 1989 à 1996 et connaît particulièrement bien le continent africain pour avoir favorisé les relations de ses services avec le Zaïre de Mobutu Sese Seko puis avec le Cameroun 

Et les Israéliens disposent de bien dautres représentants. Lhomme daffaires Gaby Peretz, au Maroc et aujourdhui patron de la société AD Consultants, y est très implanté. « Ad Con » est lun des relais principaux de la technologie israélienne au Burkina Faso, au Burundi, au Cameroun, en Centrafrique, au Tchad, au Gabon, au Niger, au Nigeria, au Rwanda ou au Sénégal

Didier Sabag, un FrancoIsraélien natif de Casablanca, est quant à lui à la tête de la société Sapna Ltd, qui opère en Centrafrique, au Bénin, en Guinée Bissau ou au Maroc pour le compte des fournisseurs de Herzliya. En Côte dIvoire encore, Stéphane Konan, lancien spécialiste de la cybercriminalité au ministère de lIntérieur, a favorisé limplantation du géant NSO et des Israéliens dans les ministères de l’Intérieur puis de la Défense de Hamed Bakayoko, ainsi quà la présidence, le préfet Vassiriki Traoré transmet directement au chef de lÉtat Alassane Ouattara et à son frère Birahima

Liste de contacts 

NSO sest même dernièrement attaché les services dun diplomate... français, en la personne de Gérard Araud. Cet ancien ambassadeur de France en Israël (de 2003 à 2006) explique « conseiller lentreprise sur la façon de protéger les droits de lhomme et la vie privée ». Il faut dire que lentreprise na pas bonne presse. Depuis 2016, elle est pointée du doigt pour avoir commercialisé le logiciel Pegasus, qui permet despionner un téléphone. denregistrer ses positions GPS et les communications (SMS, mails, WhatsApp, Telegram, Skype...), de collecter la liste des contacts ou encore dactiver le microphone et la caméra de lappareil

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Selon Amnesty International, cette technologie aurait servi à espionner des défenseurs des droits humains ou des opposants au Rwanda, au Maroc ou en Ouganda

TOUT LE MONDE VEUT SURVEILLER LES CRIMINELS ET LES TERRORISTES, MAIS TOUT LE MONDE N’A PAS LA MÊME DÉFINITION DU MOT « TERRORISTE » 

Ces trois pays ont démenti, même si Paul Kagame assume le fait que Kigali ait « toujours fait du renseignement » : « Cest ainsi que tous les pays opèrent, affirmait le président rwandais en novembre 2019. Cest un moyen de connaître ses ennemis et ceux qui les soutiennent. » « Tout le monde veut séquiper pour surveiller les criminels et les terroristes, confirme un expert en cybersécurité. Le problème, cest que tout le monde na pas la même définition du mot « terroriste. » 

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De son côté, NSO se borne à déclarer que ses logiciels sont soumis à lattribution dune licence des autorités israéliennes. Le business est légal, puisque conforme aux lois dexportation. Même discours du côté des concurrents français : en France, chaque contrat est soumis à l’approbation de la Commission interministérielle des biens à double usageSeul problème, les délibérations de cette dernière, qui réunit la primature, les ministères des Affaires étrangères, de lIntérieur et de la Défense, ainsi que les services de renseignement sont 

soumises au secretdéfense. « Si ce nest pas nous qui vendons, les Israéliens ou dautres le feront », conclut un connaisseur du secteur

Les Français détrônés 

« Les Israéliens sont partout. Ils ont même réussi à équiper lArabie saoudite ! Il est presque impossible de les contourner », glisse un habitué du marché à Dubaï. Certains font toutefois mieux que résister. Les Britanniques et les Danois de BAE  Systems ont réussi à simplanter en Afrique du Sud, en Algérie, au Maroc et en Tunisie

ST ha 1r 

Les Anglais et les Allemands de Gamma Group ont quant à eux signé au Kenya, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Angola, en Égypte ou au Maroc. Et ceux de Trovicor (racheté depuis par les Français de Nexa Technologies) sont en Égypte, en Éthiopie et en Tunisie

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Enfin, les Italiens de Hacking Team ont été repérés en Égypte, en Éthiopie, au Maroc, au Nigeria, en Ouganda ou au Soudan, tandis que les SudAfricains de VasTech travaillent ou ont travaillé en Libye et en Algérie

LES ISRAÉLIENS ONT FINI PAR NOUS DEVANCER 

« La France sest reposée sur ses lauriers, explique un acteur français du secteur. On a longtemps contrôlé les principaux points dentrée de communication en Afrique, mais on interceptait les données en masse, sans vraiment les analyser. Les Israéliens ont fini par nous devancer. » 

Notamment en Côte dIvoire, le savoirfaire de TelAviv a vite séduit et Israël a trouvé son compte économiquement et... politiquement. << Cela leur a donné la possibilité 

dinstaller des systèmes découtes qui pouvaient atteindre les communautés libanaises, pour savoir si elles finançaient ou non le Hezbollah », juge un expert

Le mastodonte Thales 

« Les Israéliens développent des solutions beaucoup plus vite que nous », explique en outre la même source. « Ils sont des dizaines tandis que, côté français, on préfère tout rassembler sous le même mastodonte

Cela nous ralentit. » Le « mastodonte », cest Thales, qui a racheté récemment Ercom et Suneris Solutions. Bousculé en Côte dIvoire par les Israéliens, il tente de préserver sa tête de pont au Sénégal, les ÉtatsUnis disposent de leurs propres installations

Le 6 novembre 2018, JeanYves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a dailleurs inauguré à Dakar une école consacrée à la formation des cadres africains à la cybersécurité. Et cest à Rufisque, commune de Dakar, que les Français disposent de leur plus grand centre découtes en Afrique de lOuest. Équipé par... Thales

AU SAHEL, CE SONT LES AMÉRICAINS ET LES CHINOIS QUI MÈNENT LE JEU 

Thales et la technologie utilisée par la DGSE ne manquent pas darguments, relayés par des intermédiaires tels que lancien ministre de la Défense Charles Millon, missi dominici de Suneris. La présence au plus haut niveau de la diplomatie francoafricaine des anciens de la DGSE, Franck Paris, aujourdhui « Monsieur Afrique » dEmmanuel Macron, et Rémi Maréchaux, directeur Afrique du Quai dOrsay, est également un plus indéniable

Mais cela ne suffit pas. « Aujourdhui, les Français ne sont parfois plus capables de travailler seuls », déplore notre source. « Au Sahel, ce sont les Américains et les Chinois qui mènent le jeu », poursuitelle

Exemple révélateur: en mai 2019, ce sont les yeux et les oreilles des États Unis, via un de leurs satellites, qui ont permis au Commandement des opérations spéciales françaises de lancer lopération de récupération des otages du parc de la Pendjari. Autre signe qui ne trompe guère, le président Ibrahim Boubacar Keïta aurait récemment choisi de se tourner vers ses partenaires chinois, moins avares selon lui que Paris dans léchange de données

Danger chinois 

Enfin, certains diplomates sinquiètent de lavancée des Russes, depuis que la société Proteï a affiché ses ambitions lors du sommet RussieAfrique de Sotchi, en octobre 2019. Déjà présente en Tunisie (avec Tunisie Telecom) et au Soudan (avec MTN), elle commercialise des produits développés par les services russes du FSB. « Les Russes sont de plus en plus présents à Dubaï, il y a un intérêt important pour lAfrique », confie un acteur du marché dans le Golfe

MAKE it N POS  HUAWEI 

« On surveille les Russes de loin, mais le véritable danger vient des Chinois, qui font déjà ce quils veulent en Algérie », explique un entrepreneur français. Dans un pays dAfrique de lOuest, lopérateur chinois Huawei contrôle le réseau de communications, et aucune ouverture de port, nécessaire à une mise en place découtes, ne peut être effectuée sans le prévenir. « Cela na rien détonnant, sourit une source. Il y a quelques années, les machines de la DGSE à Paris étaient en partie équipées avec du matériel chinois ! » 

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<< Les Français et les Américains nous mettent régulièrement en garde contre la Chine, en nous affirmant quelle dissimule des mouchards dans ses systèmes et écoute nos communications. Mais, dans ce milieu, qui ne le fait pas ? » tempère un diplomate africain

En août 2019, une enquête du Wall Street Journal expliquait ainsi comment Huawei utilisait ses réseaux en Zambie et en Ouganda (lopposant Bobi Wine affirme avoir été espionné) pour aider à la surveillance des adversaires aux autorités locales. La firme chinoise a démenti

AUCUN DE NOS PAYS N’EST CAPABLE D’ASSURER LUI-MÊME SUFFISAMMENT DE 

SURVEILLANCE 

Le gouvernement ougandais a quant à lui confirmé avoir des liens avec Huawei et a expliqué que les techniciens de ce groupe travaillaient avec la police et les services de renseignement à des fins de sécurité nationale

En janvier 2018, Pékin avait pourtant déjà se défendre despionner les locaux de lUnion africaine à Addis Abeba. Résultat: la « nouvelle route de la soie », un ensemble de réseaux que veut déployer Pékin entre lEurope, lAfrique et lAsie, inquiète particulièrement les Occidentaux

Reconnaissance faciale 

Huawei, mais aussi sa compatriote ZTE Corporations (notamment présent en Éthiopie), sont impliqués au premier chef. Les deux entreprises travaillent darrachepied pour équiper leurs clients en systèmes de surveillance (notamment des caméras à reconnaissance faciale au Maroc, en Algérie, en Égypte, en Côte dIvoire, au Rwanda, au Kenya ou en Afrique du Sud)

Mais y a-til une face cachée de ce que la Chine présente comme un partenariat gagnantgagnant? « Ils construisent et gèrent des infrastructures basées sur des réseaux de fibre optique. Résultat, ils ont la capacité technique despionner tout ce qui passe par ces réseaux », explique un expert. « Aucun de nos pays nest capable dassurer luimême suffisamment de surveillance. Que ce soit avec les Occidentaux ou les autres, on na pas dautre choix que de faire confiance », conclut un diplomate sahélien

 QUAND APPLE A ANNONCÉ SON NOUVEAU SYSTÈME, LES ISRAÉLIENS EN AVAIENT DÉJÀ TROUVÉ LA FAILLE! 

Une chose est sûre, quelles soient apportées par les Français, les Russes ou les Chinois, nul ne semble pouvoir se mettre complètement à labri de ces technologies. « Pour sintroduire dans un réseau, un téléphone ou un ordinateur, il suffit dy mettre le prix, assure un entrepreneur du secteur. Personne nest intégralement protégé. » Y compris les utilisateurs les plus informés

En 2018, Jeff Bezos, le patron dAmazon et propriétaire du Washington Post, a vu son téléphone infecté par un virus qui se serait infiltré via une conversation WhatsApp avec le prince héritier dArabie saoudite, Mohammed Ben Salmane. Plusieurs dizaines de gigaoctets ont ainsi été volés, et une enquête est en cours, notamment pour déterminer si cette fuite a un lien avec lassassinat de Jamal Khashoggi, reporter du Post

Depuis, WhatsApp (comme Apple peu avant lui) a annoncé une mise à jour de son système, censée vous protéger contre les intrusions. Mais notre source conclut : « Cest sans fin. Quand Apple a annoncé son nouveau système, les Israéliens en avaient déjà trouvé la faille ! » 

118,78 milliards de dollars 

Cest ce que représentait le marché mondial de la cybersécurité en 2018. devrait atteindre 267,73 milliards de dollars dici à 2024

JA

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