18 août 2022
Paris - France
CULTURE

Burkina : Apolline Traoré réalisatrice l’Etalon d’Or du cinéma africain

Apolline Traoré, un talent inné, allie , charme , charisme ,réalisme  et perfectionnisme . Derrière son sourire  pétillant  la figure emblématique de la femme africaine  entreprenante et la gagne de l’art africain à travers les continents.

La réalisatrice burkinabée présente son quatrième long-métrage, « Desrances », au festival de cinéma panafricain.

Elle est née en 1976 à Ouagadougou d’un père diplomate. La profession de son père lui fait parcourir le monde. … Mais les longs métrages qui la font connaître sont Moi Zaphira en 2013, puis Frontières en 2018, un film récompensé par deux prix en février 2017 au Fespaco, le festival de cinéma de Ouagadougou.

Apolline Traoré accumule les récompenses pour son film Desrances

La réalisatrice burkinabè Apolline Traoré accumule les récompenses depuis le Fespaco de février dernier à Ouagadougou pour le long métrage Desrances. Elle a décroché divers prix dans plusieurs pays, dont trois au Festival International du Kerala en Inde le 13 décembre. L’une de ces distinctions a été attribuée à Jemima Naomi Nemlin, Meilleure actrice enfant, pour le rôle de Haïla, héroïne du film retraçant l’histoire d’une petite fille qui sauve son père pendant la violence post-électorale en Côte d’Ivoire.

Apolline Traoré a livré un nouveau plaidoyer pour les femmes avec son film « Desrances », projeté en compétition mardi au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Deux ans après Frontières qui l’avait fait connaître à l’international, déjà sélectionné au Fespaco, la jeune réalisatrice burkinabè met en lumière le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes, dans une fiction située pendant la tragique crise post-électorale ivoirienne de 2010-11, où 3 000 personnes périrent.

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Mais la vraie héroïne du film est sans doute sa fille Haïla, 12 ans, jouée par l’Ivoirienne Jemima Naomi Nemlin, qui va sauver son père de la mort et finir par le ramener à la raison. Et lui faire comprendre qu’elle est aussi digne d’être son héritière que son fils perdu.

« Le film met la lumière sur une gamine qui a beaucoup de force, au moins autant qu’un garçon. Il y a trop de barrières contre les femmes dans la société, les choses tardent à progresser », a expliqué Jimmy Jean-Louis après la projection. « C’est l’homme qui a toujours dirigé, et le résultat n’est pas génial. Le futur est dans la main des femmes ! ».

En lice pour décrocher l’Étalon d’or de Yennenga

« Desrances » est en lice – parmi 20 longs métrages de fiction, dont Rafiki, de la Kényane Wanuri Kahiu, et Fatwa, du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud – pour décrocher l’Étalon d’or de Yennenga, et succéder à Félicité, du Sénégalais Alain Gomis, primé en 2017 au festival qui se déroule tous les deux ans. Le film souffre cependant d’une intrigue parfois trop elliptique et de rebondissements peu crédibles. L’accueil du public a été mitigé à la salle Neerwaya, un des lieux historiques du Fespaco.

Au total 165 films de 16 pays africains concourent pendant les huit jours du festival, du 23 février au 2 mars, dans les différentes sections, courts métrages, documentaires, séries télé, films d’animation, ainsi que films d?écoles africaines de cinéma.

rewrite/ Jean Molière

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