Une solution immédiate

Au moment de l’annonce de cette expérimentation voici un an, l’industrie aéronautique française se montrait réticente sur cette méthode de lutte contre le réchauffement climatique mettant en avant les incertitudes scientifiques sur le bénéfice de l’évitement des traînées qui restent quelques minutes dans l’atmosphère, tandis que le CO₂ persiste des décennies, ainsi que sur la précision des modélisations.

« On a passé au peigne fin tous nos vols et on a également regardé tous les types d’appareils : des Embraer 145 et des Airbus A319 er A320 (…) On n’est plus dans une phase de R & D, on est dans l’intégration d’un outil opérationnel », a poursuivi M. Chabot.

Participer à cette expérimentation est « très pertinent » pour Thalès, car cela relève de ses compétences et peut être appliqué dès maintenant, alors que le développement de moteurs qui permettraient de réduire la consommation de carburant « prend 25 à 30 ans », selon M. Lopez.

Avec le trafic aérien qui a dépassé ses niveaux d’avant Covid, le secteur aérien représente environ 2,5 % des émissions de CO₂ d’origine humaine, contribuant au réchauffement climatique global. Les traînées de condensation génèrent en outre « un impact du même ordre de grandeur », d’après le responsable.

Selon une étude de T & E, en re-routant certains vols, l’impact des traînées de condensation pourrait être réduit de moitié avant 2040.

Source   Geo