19 octobre 2026 by CONTIENENT MEDIA

Madagascar : un syndicaliste impute la responsabilité de la garde des Sceaux suite à l’évasion de 11 Chinois suspectés d’escroquerie

Onze Chinois incarcérés dans deux prisons différentes ont été remis en liberté, sans raison. Les prévenus avaient été interpellés lors de la mise à bas d’un vaste réseau d’escroquerie en ligne menée début août 2026. Cette opération réalisée avec l’aide du FBI avait permis de démanteler 13 centres et d’arrêter 200 suspects.

nze Chinois (5 détenus à la prison d’Antanimora et 6 à celle d’Avaradrano) sont libres. Quatre auraient déjà quitté la Grande île, alors que les sept autres, encore présents, sont activement recherchés. Très rapidement, la responsabilité du directeur de la prison d’Avaradrano, également le secrétaire général du Syndicat du personnel de l’Administration pénitentiaire de Madagascar, est pointée du doigt. Sa signature figure, en effet, sur les documents autorisant la sortie des prévenus.

Dans une vidéo, le mis en cause, qui est désormais en cavale, se dédouane de toute responsabilité. « Il affirme avoir agi sur les instructions du membre du gouvernement pour permettre la sortie des détenus. Des accusations graves qui placent désormais la question de l’origine des ordres au centre de cette affaire », écrit Madagascar-Tribune.

La garde des Sceaux réfute toute implication

Une accusation démentie par la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo. Lors d’une conférence de presse organisée à l’aéroport, dès son retour de l’île Maurice, elle a déclaré : « Je rejette catégoriquement ces accusations diffamatoires, d’autant que j’ai tout mis en œuvre pour faire arrêter et sanctionner ce groupe de Chinois. Je ne me permettrais pas d’agir à la légère dans une affaire impliquant des accords internationaux, » écrit L’Express de Madagascar.

Quatre des onze évadés avaient quitté le pays. Les forces de l’ordre tentent de retrouver les 7 autres fugitifs. Ils seraient toujours sur la Grande île. La ministre a souligné : « Il faut noter que ces ressortissants chinois refusent de repartir en Chine. Ils ont très peur de rentrer chez eux parce que les peines qui les y attendent sont de loin plus dures que celles qu’ils purgent à Madagascar », écrit 2424.mg.

Le FBI à l’origine du coup de filet

Ce dossier a été révélé le 9 août 2026, lors d’une conférence de presse, par la procureure fédérale de Washington, Jeanine Pirro. Après avoir fait le point sur le démantèlement d’une plateforme de commerce en ligne en Asie, elle a dévoilé l’opération qui venait d’avoir lieu à Madagascar.

Treize usines à arnaques ont été perquisitionnées. 3 200 ordinateurs ont été saisis et 500 personnes appréhendées. C’est lors de coups de filet que 50 Chinois ont été arrêtés. « Nous avons ouvert notre propre enquête sur au moins 30 dirigeants chinois de ces centres qui, fait intéressant, ont été rapidement rapatriés en Chine par le gouvernement chinois », a relevé la procureure, nous apprend l’AFP.

L’évasion des onze Chinois, suspectés d’être impliqués dans cette enquête du FBI, risque de faire du bruit au sein de la justice américaine. Un incident regrettable pour Madagascar. L’implication de responsables malgaches dans le dossier d’immatriculation des Boeing 777 livrés à l’Iran est toujours bien présente dans les esprits.

JM:source France info

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