Le gouvernement ivoirien accueille des centaines d’investisseurs et les dirigeants des grands bailleurs de fonds les 8 et 9 juillet. Objectif: boucler le financement du Plan national de développement 2026-2030.
Le président Alassane Ouattara. O Présidence de la République de Côte d’Ivoire
Fonds souverains, banques de développement, patronats français et marocains, secteur privé ivoirien: sous le haut patronage du président, Alassane Ouattara, et la présidence du Premier ministre, Robert Beugré Mambé, le groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030 réunit, les 8 et 9 juillet, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, des centaines d’investisseurs. Le gouvernement espère mobiliser une enveloppe totale de 114 838 milliards de F CFA, soit environ 175 milliards d’euros.
L’événement est coorganisé par le gouvernement ivoirien, la Banque mondiale, d’Ajay Banga, la Banque africaine de développement, l’ONU, l’Union européenne et la Banque islamique de développement.
Banque mondiale : que va changer la réorganisation pour l’Afrique ?
GROUPE CONSULTATIF POUR LE FINANCEMENT DU PLAN NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT 2026-2030 MOBILISER LES FINANCEMENTS ACCÉLÉRER LA TRANSFORMATION
Parterre d’institutions et d’acteurs privé s
Le programme distingue deux temps forts. Le 8 juillet est consacré aux partenaires bilatéraux et multilatéraux. C’est à ce titre que sont attendus, selon nos informations, Sidi Ould Tah, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Serge Ekué, à la tête de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ainsi qu’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Les Nations unies seront représentées par leur vice- secrétaire générale, Amina J. Mohammed, et l’Union européenne par Irchad Razaaly, son ambassadeur en Côte d’Ivoire. La Banque islamique de développement, présidée par Muhammed Sulaiman Al Jasser, ou le Fonds saoudien pour le développement, de Mohammed Alshammari, seront également présents.
Notre objectif est de faire du PND 2026-2030 un instrument puissant de transformation, de prospérité et de solidarité pour la Côte d’Ivoire.
Souleymane Diarrassouba Le ministre du Plan et du Développement Auprès de ces partenaires précités, le gouvernement
espère lever 11 138 milliards de F CFA (17 milliards d’euros), soit 10% du montant total du PND. Le reste des
financements publics (20%) seront couverts principalement grâce aux marchés financiers régionaux.
Mais le gouvernement a pour ambition de financer l’essentiel de son PND, en l’occurrence 70% des 175 milliards de dollars, par le secteur privé. Dans cette optique, les investisseurs seront accueillis le 9 juillet avec la présentation de 800 projets du PND.
Le Mouvement des entreprises de France (Medef) sera représenté par Philippe Labonne, son vice-président et président du comité Afrique, accompagné d’une délégation d’entreprises françaises. Mehdi Tazi, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) conduira quant à lui une délégation d’entreprises marocaines. Au niveau local, le secteur privé ivoirien s’exprimera par la voix de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), présidée par Ahmed Cissé, et des représentants des différentes chambres consulaires.
Narratif de performance
Côté gouvernement ivoirien, c’est le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, qui porte le dossier depuis plusieurs semaines sur la scène internationale. Il s’est ainsi rendu en Azerbaïdjan du 16 au 19 juin pour les assemblées annuelles de la Banque islamique de développement, avant d’aller présenter le plan au Medef, le 25 juin – une tournée qui a préparé le terrain pour cette mobilisation à Abidjan. << Notre objectif
est de faire du PND 2026-2030 un instrument puissant de transformation, de prospérité et de solidarité pour la
Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré en amont du rendez-vous.