La quatrième édition du Forum sur le Dialogue International des Territoires
(FODIT), organisée par l’OIDT (Observatoire International de la Diplomatie territoriale)
qui s’est tenue le 1erJuin 2026 à la mairie du16ème arrondissement de Paris au 71,avenue Henri Martin 75016 PARIS.
Cette nouvelle édition aura pour the me :« Les territoires face aux grands défis d’un monde en profond bouleversement géopolitique ».
Ce thème s’inscrit dans un contexte international marque par des mutations économiques, environnementales et géopolitiques profondes, invitant les territoires a repenser leurs stratégies de résilience, d’attractivite et de coopération afin de répondre efficacement aux enjeux contemporains du développement local.
La commune de Méréto est une localité rurale située dans la région de Tambacounda, département de Koumpentoum, avec une population de 17.540 habitants, pour une superficie de 374 km2 du Sénégal.
Le premier magistrat la commune nous accordé un entretien
M. le Maire Bonjour, vous êtes le Maire de Méréto, une municipalité du Sénégal.
Est-ce que vous pouvez vous présenter et votre commune?
– Je m’appelle Aladji BA , je suis le Maire de la commune de Méréto, dans la région de Tambacounda, au Sénégal, précisément dans le département du Koumpentoum,
Méréto, c’est une jeune commune rurale qui est issue de du dernier découpage administratif de 2008, avec une population de 17.540 habitants, pour une superficie de 374 km2.
Elle est composée de vingt deux de villages et hameaux vous savez, pour l’essentiel c’est une commune rurale.
à vocation purement agricole et pastorale, ce qui fait que c’est une commune qui est issue quasiment de la politique de Terres neuves.
C’était une politique agricole voulue par le président Senghor et qu’il avait initiée dans les années 70.
C’est un Melting pot ; l’on retrouve toutes les ethnies du pays.
– Parce que ce sont des populations qui ont migré venant de tout le pays pour pratiquer l’agriculture, l’élevage principalement.
Comment les agriculteurs sont-ils organisés, en coopératives ?
Bien qu’il y’ait des coopératives, effectivement
Cependant des agriculteurs sont moins organisés. ils sont généralement focalisés sur la production des semences..
Quelles sont les autres activités ?
il n’y a pas trop d’autres activités à part la production de l’arachide, les céréales locales .
Mais la grande équation c’est le manque de mécanisation de notre agriculture.
Auparavant on avait des techniciens appelés communément, encadreurs qui encadraient les paysans voire comment cultiver et utiliser les engrais. Malheureusement, depuis des années cet encadrement s’est estompé ce qui a favorisé des pratiques informelles.
Ce qui fait que les populations agricoles peinent à joindre les deux bouts..
Aujourd’hui, la grande problématique, c’est comment moderniser cette agriculture pour la mécaniser et en tout cas, jouer sur la maîtrise de l’eau.
Parce que cultiver quatre mois durant la saison des pluies, et rester huit mois sans produire et consommer tout ce qu’on a produit.
C’est comme si on reprenait à zéro.
Donc, avec cette approche, il est difficile d’être autonome.
Donc, on voit de plus en plus des gens venir valoriser le foncier, forant des forages, essayé de faire des cultures de contre-saison pour produire douze mois sur douze, ce n’est pas encore à grande échelle c’est en perspective..
La production est-elle essentiellement alimentaire où en exporte ?
Les productions sont acheminées sur Dakar mais pas d’exportation internationale.
d’abord, c’est pour assurer l’autosuffisance alimentaire au niveau du territoire de la commune.
Mais l’arachide principalement, c’est une variété commerciale, c’est pour vendre généralement, et nous avons quelques quantités pour la consommation locale.
Mais aussi, Méreto est une zone de production céréalière ,même le marché hebdomadaire que nous avons c’est un marché de référence par la vente des céréales , de l’arachide du mil , le sorgho …vous comprenez .
Donc, à chaque moment de vente, nous avons beaucoup de camions qui rentrent et sortent avec beaucoup de tonnages, en direction du centre : vers Touba, Thiès, Dakar …
Mais l’exportation internationale, ne s’effectue pas encore.
Bien qu’on voit les Chinois de plus en plus venir acheter des arachides au niveau local, avec des financements qu’ils font passer par des producteurs locaux : le mil, le sorgho…,
L’objectif de notre présence ici en France c’est trouver des partenaires financiers qui pourraient nous accompagner.
Si un Investisseur vient vous voir pour pour investir dans votre commune, êtes-vous prêt ?

C’est ce que nous recherchons ,non seulement nous sommes prêts mais nous mettrons des mécanismes en place pour l’accueillir avec plaisir. C’est le but pour lequel nous sommes ici à ce forum à Paris.
Nous sommes conscients qu’il faut aller vers cet investissement public, privé.
Si nous avons des investisseurs, nous pouvons facilement signer une conversion pour avoir accès aux terres, qui sera bénéfique aux populations et également à ces investisseurs.
Même du monde entier, parce que la production sera en XL , on va venir vers les marchés étrangers.
Appel aux investisseurs qui s’intéressent à l’Afrique ?
Prêts à les accueillir, en nouant des relations.
Leur donner des terres dans un partenariat, gagnant – gagnant afin de produire et de gagner.
Jean Moliere