août 2, 2026 by CONTIENENT MEDIA

CARLOS HP : La musique comme mémoire vivante de Villa Altagracia en République dominicaine.

Villa Altagracia est une municipalité située dans la province de San Cristóbal, en République dominicaine.
Saint-Domingue (Santo Domingo), première ville fondée par les Espagnols dans le Nouveau Monde, puis capitale de la république Dominicaine, a été d’abord bâtie sur la rive gauche de la rivière Ozama avant d’être transférée sur la rive droite en 1496, à l’initiative de Bartolomé Colomb, frère de l’amiral. Baptisée Nueva Isabela en hommage à la reine Isabelle la Catholique, elle a été reconstruite, après sa destruction par un cyclone en 1502, par le nouveau gouverneur de la colonie qui lui donna le nom de Santo Domingo de Gúzman.

À proximité du fleuve, enserrée entre des murs qui rappellent le combat héroïque de ce peuple pour le maintien de son indépendance, la capitale dominicaine abrite l’un des plus beaux joyaux d’architecture coloniale. Avec sa cathédrale du début du XVIe siècle (construite entre 1521 et 1541), ses nombreux édifices administratifs, ses couvents et ses maisons patriciennes, la vieille ville a été classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’U.N.E.S.C.O. en 1990, et fait l’objet d’une préservation minutieuse qui lui vaut l’afflux de nombreux touristes.

Saint-Domingue, bidonvilles - crédits : Matyas Rehak/ Shutterstock
Saint-Domingue, bidonvillesMatyas Rehak/ Shutterstock


En tant que capitale coloniale, Saint-Domingue en vint à désigner le pays tout entier, car c’était la seule escale de la marine espagnole en provenance de l’Europe ou de Cuba sur le chemin du retour. Toutefois, la ville a beaucoup souffert des pillages des pirates et corsaires, et plus encore du déclin de la colonie et de son abandon par les conquistadores, au début du XVIe siècle, attirés par les gains plus sûrs du continent sud-américain. Jusqu’au XIXe siècle, elle n’était donc qu’une simple bourgade, point de relâche pour les caboteurs impliqués dans le commerce des peaux et la coupe du bois.

Capitale de la république Dominicaine indépendante à partir de 1844, elle a subi la concurrence de Santiago de los Caballeros, la métropole de la riche plaine du Cibao (au nord). Mais grâce à l’économie sucrière de la fin du XIXe siècle, qui a généré un afflux important de capitaux étrangers, elle est devenue la capitale sans conteste de l’économie dominicaine.

Le dictateur Trujillo, qui régna sur le pays de 1930 à 1961, a fait de Saint-Domingue (rebaptisée Ciudad-Trujillo entre 1935 et 1960) une capitale digne de sa politique excessivement centralisatrice et autoritaire. Il a élaboré des plans d’urbanisme, après la destruction de la ville par un cyclone en 1930, qui ont favorisé la percée d’avenues monumentales plantées d’arbres. De 30 000 habitants en 1920, la population est passée à 75 000 en 1935, à 200 000 en 1950 et à 2 800 000 (pour l’agglomération) en 2006. De l’époque de Trujillo datent les quartiers résidentiels destinés à la classe moyenne et à la clientèle élargie du régime (Villa Consuelo, Ensanche Luperón). De nouveaux quartiers de gratte-ciel sont également construits le long du malecón (jetée). Ce sont souvent des hôtels de luxe pour une clientèle étrangère alléchée par la douceur de vivre et les bas prix des prestations touristiques. Cet eldorado urbain a provoqué l’afflux de nombreux migrants ruraux et l’absence de mesures efficaces pour le logement des plus pauvres a entraîné le développement de bidonvilles sur les berges de l’Ozama et le long de l’autoroute conduisant à l’aéroport.

Saint-Domingue accueille les équipements et les infrastructures les plus modernes du pays : le port de Haina, situé à l’ouest de la ville, reçoit les deux tiers des importations du pays et assure les trois quarts des exportations nationales. La prospérité de la ville repose aujourd’hui sur les zones franches industrielles et sur le tourisme. C’est également la capitale politique, intellectuelle et artistique du pays, avec une dizaine de campus universitaires publics et privés fréquentés par des étudiants nationaux

Carlos HP para todos est une figure populaire des réseaux sociaux, célèbre pour ses vidéos humoristiques et ses histoires de la vie quotidienne conçues pour divertir, éduquer et faire réfléchir. Son contenu met souvent en avant des moments nostalgiques, de la danse et des anecdotes culturelles.

Carlos HP para todos (Carlos Pérez Vargas) est un musicien, compositeur et créateur de contenu originaire de Villa Altagracia, en République dominicaine. Il a su conquérir le cœur du public en mêlant musique et histoire locale, et en réalisant des vidéos inspirées d'histoires vécues qui véhiculent des leçons de morale, de la nostalgie et des valeurs familiales. Qui est Carlos HP ? Parcours musical et culturel : Il est très connu dans sa région pour avoir composé des chansons qui retracent l'histoire et la mémoire vivante de sa ville. Grâce à son talent musical, il a transformé des réalités économiques et sociales en mélodies rendant hommage aux racines et aux traditions de sa terre natale. Créateur de contenu : Via sa page Facebook et d'autres plateformes numériques, il publie des vidéos qui invitent à la réflexion sur la famille, la reconnaissance envers les parents, les souvenirs d'enfance et l'importance des valeurs traditionnelles. Ses courtes histoires visent à éduquer, à susciter l'émotion et à transmettre un message positif à sa communauté. Portée : Son travail a dépassé les frontières locales grâce aux réseaux sociaux, où des milliers d'abonnés interagissent quotidiennement avec ses anecdotes et ses réflexions.


Lors du lancement solennel du livre *Radiographie socio-économique et environnementale de Villa Altagracia*, organisé par la Fondation pour le développement de Villa Altagracia (FUDEVA), le professeur Carlos Pérez (#CarlosHP) a ouvert la soirée en tant que soliste.

Et que nous a offert #CarlosHP ? Grâce à son talent exceptionnel, il a su retracer musicalement l'histoire économique de Villa Altagracia, depuis ses débuts avec l'arrivée de Marcelino Nivar au début du siècle dernier jusqu'à la dynamique actuelle de la commune. Ce fut un récit historico-musical magistral, capable de transformer données et processus en mélodie, en émotion et en mémoire collective.

Malgré des limitations techniques liées au matériel de sonorisation, sa prestation fut d'une telle qualité qu'elle a soulevé l'enthousiasme de toute la salle, lui valant de longs applaudissements bien mérités. Il a brillé dans un double rôle : compositeur transformant l'histoire en art et historien sachant narrer par la musique ce que d'autres expriment par les chiffres et les mots.

Félicitations, Carlos HP ! Votre musique est histoire, et votre parcours est une source de fierté pour Villa Altagracia.

Jean Moliere

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