La belle-fille du président arrêtée avec de la morphine et 9 millions de dollars.Âgée de 22 ans, elle est présentée comme la seconde épouse de Collins Mnangagwa, l’un des fils du chef de l’État.
Une controverse sans précédent secoue le clan présidentiel au Zimbabwe : Kelsea Tafirenyika, belle-fille du président en exercice Emmerson Mnangagwa, a été incarcérée à Harare. Accusée de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent à hauteur de 9,35 millions de dollars, la jeune femme de 22 ans demeure en détention dans l’attente de son procès — une affaire qui bouscule la politique de « tolérance zéro » affichée par son beau-père.
Tout bascule début août 2026, à la suite d’une perquisition policière au domicile de la mise en cause, épouse de Collins Mnangagwa, fils du président. Dans sa résidence de Greystone Park et à l’intérieur de son véhicule, les enquêteurs mettent la main sur un lot de substances strictement contrôlées : 154 ampoules de péthidine, 50 ampoules de morphine et cinq joints de cannabis.
Kelsea Tafirenyika, la belle-fille (épouse de Collins Mnangagwa, le fils du président) du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, a été arrêtée et incarcérée à Harare au début d’août 2026.
L’affaire judiciaire
Cette affaire de trafic et de blanchiment d’argent fragilise l’image de la politique de « tolérance zéro » affichée par le chef de l’État.
Au Zimbabwe, la justice a refusé d’accorder une libération conditionnelle à la belle-fille du président, inculpée pour blanchiment d’argent et trafic de drogue. Les risques de voir Kelsea Tafirenyika fuir à l’étranger sont trop élevés, a conclu le magistrat de la cour d’Harare qui a rejeté la demande de libération sous caution de la bru d’Emmerson Mnangagwa. La jeune femme va donc rester derrière les barreaux, en attendant que l’affaire suive son cours.
Les enquêteurs s’intéressent aux nombreuses propriétés et voiture luxueuses appartenant à celle présentée comme la deuxième épouse de Collins Mnangagwa, le fils du chef de l’État.
La justice enquête notamment sur l’origine des fonds ayant servi à l’acquisition de plus d’une quinzaine de propriétés enregistrées à son nom. Certaines sont situées à l’étranger, en Afrique du Sud ou à Dubaï, ce qui augmente le risque de voir la jeune femme quitter le Zimbabwe, a fait valoir le parquet.
La valeur totale de ses biens s’élève à plus de 9 millions de dollars, selon les premiers éléments de l’enquête.
Kelsea Tafirenyika est également poursuivie pour possession d’une fausse carte d’identité avec sa photo mais portant le nom fictif de Gertrude Bazea. La jeune femme, qui nie les faits, affirme que ce document à charge a été créé grâce à l’intelligence artificielle.
Ses avocats dénoncent une machination politique autour de la seconde épouse du fils du président, pour nuire à la famille d’Emmerson Mnangagwa.
Kelsea Tafirenyika avait été interpellée début août dans sa résidence de Greystone Park, un quartier chic de la capitale du Zimbabwe. Sur place, la police affirme avoir découvert la jeune femme de 22 ans en train de compter des ampoules de péthidine et de morphine. Près de 200 étaient cachées dans sa chambre, ainsi que des médicaments dont la possession et la revente sont normalement strictement encadrées par la loi. Cinq joints de cannabis ont également été saisis dans sa voiture de luxe.
Jean Moliere