30 septembre 2022
Paris - France
POLITIQUE

Retour de Compaoré au Burkina : Valentin Sankara (frère de Thomas Sankara) réagit !

Le retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso ce jeudi 7 juillet 2022 fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opinion burkinabé. Joint par Opera News depuis Abidjan, Valentin Sankara, frère de l’ancien Président Thomas Sankara dont le procès a requis la condamnation à perpétuité de Blaise Compaoré, a lâché quelques mots.

Depuis l’arrivée de l’ancien Président burkinabé dans son pays, après 8 ans d’exil en Côte d’Ivoire, pour participer activement au processus de réconciliation, la société civile et l’univers politique du pays des Hommes intègres est en ébullition. Les Magistrats, une organisation de la société civile dénommée « Urgences panafricanistes » sont les premiers à entrer dans la danse.

Là où les partisans de Blaise Compaoré se mobilisent pour un accueil chaleureux et apaisant au profit du président déchu le 31 octobre 2014, d’autres Burkinabè appellent à son arrestation. Les Magistrats et « Urgences panafricanistes » évoquent la décision de justice dans l’affaire Sankara qui a livré son verdict le 6 avril 2022.

Sur ce sujet relatif au retour de l’ancien homme fort du Burkina Faso, condamné à perpétuité pour avoir commandité l’assassinat de l’un des leurs, les proches du Président Thomas Sankara disent adopter pour le moment une posture d’observateurs.

« Nous n’avons pas de déclarations à faire pour le moment sur le retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso. Nous observons les autorités qui ont ce dossier en main », a indiqué Valentin Sankara.

 

Un aperçu des membre des « Urgences panafricanistes »L’organisation de la société civile dénommée « Urgences panafricanistes » quant à elle, s’offusque de ce que l’ancien Président burkinabé ait été reçu « avec honneur octroyé par le pouvoir du président Paul-Henri Sandaogo Damiba avec comme alibi une pseudo réconciliation nationale qui n’est rien d’autre qu’un meeting entre anciens chefs d’Etat depuis 1982 à nos jours, qui ont travaillé à ce que le pays se trouve dans cette situation d’insécurité et de paupérisation extrême ».

« Nous exigeons donc l’arrestation de Blaise Compaoré, car sa place n’est pas au palais en tant qu’exemple pour les Burkinabè et les Africains mais à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou », a déclaré Pingdwende Boris Guissou, le responsable local. 

Le mercredi 6 avril 2022, après un long procès, Blaise Compaoré contre qui un mandat d’arrêt avait été lancé, a été reconnu coupable d’avoir commandité le meurtre de son prédécesseur lors d’un coup d’État en 1987. Il a alors été condamné par contumace à la prison à perpétuité.

 Saint-Claver Oula

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