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Municipales 2026 : Paris, Marseille, Lyon, Nantes… La gauche se maintient

Paris a décidé de rester fidèle à son histoire », s’est félicité dimanche Emmanuel Grégoire (PS), futur maire de la capitale après la victoire avec plus de 50% de sa liste de la gauche unie hors LFI.

Le successeur d’Anne Hidalgo a vu dans son succès « une promesse exigeante » et « la victoire d’une certaine idée de Paris, un Paris vivant, un Paris progressiste, un Paris populaire, un Paris pour tous ».

« Paris n’est pas et ne sera jamais une ville d’extrême droite », a ajouté M. Grégoire, qui a dit vouloir « rassembler » et assuré que son « bureau sera toujours ouvert pour l’opposition », saluant la victoire de son adversaire Rachida Dati qui, si elle a échoué à conquérir la mairie centrale, a été réélue au premier tour à la tête du VIIe arrondissement.

Marseille

La gauche a conservé Marseille, deuxième ville de France, face au candidat du parti d’extrême droit Rassemblement national (RN), un des résultats les plus attendus du second tour des élections municipales en France, selon des estimations concordantes.

Le maire sortant Benoît Payan est crédité de 53% à 56,2% des voix, contre 39,1% à 41,5% au candidat RN Franck Allisio, dans des estimations des instituts Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, et Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et SudRadio.

Talonné au premier tour par son concurrent d’extrême droite, M. Payan avait depuis bénéficié du désistement du candidat du parti de la gauche radicale La France Insoumise (LFI). La candidate soutenue par la droite et le centre, Martine Vassal, a obtenu autour de 5% des voix, selon ces estimations.

Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, est largement réélu au second tour des municipales face à l’ancien patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages, selon des estimations Ifop-Fiducial, Ipsos-BVA-Cesi-Ecoles d’ingénieur, et OpinionWay parues dimanche.

Lyon

Une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio crédite M. Doucet de 54,0% contre 46% pour M. Aulas. Une publication d’Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP, estime que le maire sortant engrange 53,1% contre 46,9% pour M. Aulas. Une autre estimation d’Ipsos pour OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD donne M. Doucet à 53% contre 47% pour M. Aulas.

Emmanuel Grégoire: « Paris a décidé de rester fidèle à son histoire » avec la victoire de la gauche hors LFI.

Nantes

La maire socialiste sortante à Nantes, Johanna Rolland, a été réélue dimanche avec 54,6% des voix lors du second tour des municipales, battant le candidat LR Foulques Chombart de Lauwe (45,4%), selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi-Ecoles d’ingénieur pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.

Talonnée par le candidat de la droite et du centre à l’issue du premier tour dans ce bastion socialiste, Johanna Rolland avait noué un accord avec l’Insoumis William Aucant pour tenter de conserver son mandat. Pas qualifié pour le second tour, l’ex-député macroniste Mounir Belhamiti n’avait pas donné de consigne de vote.

Toulouse

Le maire sortant divers droite de Toulouse Jean-Luc Moudenc a été réélu face à l’alliance LFI-PS menée par L’Insoumis François Piquemal, selon des estimations Ipsos et Ifop.

Selon Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio, Jean-Luc Moudenc obtient 54,4% des voix contre 45,6% à François Piquemal.

Selon Ipsos Bva Cesi Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN, Jean-Luc Moudenc obtient 53,5% des voix contre 46,5% à François Piquemal.

 A Pau, l’interminable chute de François Bayrou, battu par le PS de 344 voix.

Six mois après son départ de Matignon, l’ancien premier ministre de 74 ans subit un lourd échec face à son opposant socialiste Jérôme Marbot, dans le fief pyrénéen qu’il détenait depuis 2014.

Le désaveu est tombé peu avant 22 heures, ce dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales. François Bayrou (41,14% des voix) a été battu dans son fief de Pau par son opposant socialiste Jérôme Marbot (42,45%), qui a revendiqué la victoire dès 21 heures, après douze ans de pouvoir centriste à la tête de l’Hôtel de ville. Au terme d’un dépouillement de bulletins très serré, qui affiche 344 voix d’écart, c’est une spectaculaire défaite pour l’ancien premier ministre de 74 ans. Six mois après la chute de son gouvernement, le 8 septembre, sur un vote de confiance.

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