Le 27 janvier dernier, le ministère de l’Intérieur a publié « les chiffres provisoires de l’immigration pour 2025 ». Ils sont alarmants : « Il n’y a jamais eu autant d’immigration en France », constate Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, dans un entretien au JDD (01/02/2026) : « Nous atteignons 384 000 nouveaux titres de séjour accordés en 2025, soit une hausse de 11 % sur un an, mais surtout un triplement en vingt-cinq ans. » Ces chiffres sont à compléter par les titres de séjour renouvelés : « En 2025, 955 000 renouvellements de titres de séjour ont été accordés, soit une hausse de 7,6 % par rapport à 2024, confirmant ainsi la tendance observée ces dernières années » calcule le ministère de l’Intérieur.
Il s’agit donc de l’immigration légale. Les immigrés illégaux seraient deux fois plus nombreux. Devant l’Assemblée nationale, le 22 octobre 2025, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait estimé à 700 000 le nombre d’étrangers en situation irrégulière en France (Midi Libre, 22/10/2025). Parmi ces illégaux, des étudiants restés en France après l’expiration de leurs titres de séjour. Il y avait « près de 445 000 étudiants étrangers en France en 2024-2025 » chiffre « en augmentation de 3% sur un an et de 17% en cinq ans » selon le site officiel Campus France.
Le droit d’asile est la meilleure porte d’entrée légale avec près de 70 % des titres de séjour accordés à ce titre. Sur 150 000 demandes d’asile en 2025,
la moitié ont été acceptées, mais 96 % des déboutés restent en France, selon la Cour des comptes…Les principaux bénéficiaires viennent du Maghreb -Maroc, Algérie, Tunisie- mais aussi, en quatrième position, d’Afghanistan. Pourquoi autant d’Afghans ? « Ils avaient initialement choisi l’Allemagne ou les pays scandinaves, puis se sont rabattus sur la France quand ces pays ont restreint leurs politiques d’accueil », explique Nicolas Pouvreau-Monti. La plupart (80 %) sont des hommes dont l’Allemagne a pu mesurer la dangerosité : en 2024, ils ont été massivement mis en cause pour harcèlement sexuel. Quant aux immigrés d’Afrique subsaharienne en France, ils ont doublé en vingt ans.
Commentant le rapport Insécurité et délinquance en 2025 du Service des Statistiques du Ministère de l’Intérieur, le site Actu juridique (03/02/2026) relève que « les ressortissants étrangers constituent 9% de la population française, mais sont surreprésentés dans la délinquance » : « En matière de vols dans les véhicules, 37% des mis en cause sont étrangers ; pour les cambriolages, ils sont 36%, pour les vols violents sans arme 33%, pour les vols sans violences 29%, pour trafic de stupéfiants 22%, pour les tentatives d’homicide 20%, pour les homicides 19%, pour les vols avec armes 18% » Ajoutons que plus de 40% des mis en cause pour violences sexuelles, attouchements, viols ou tentatives de viols, sont des étrangers. Cette surreprésentation se retrouve dans les prisons : selon les statistiques de l’administration pénitentiaire, les détenus étrangers sont trois fois plus représentés que dans la population générale, les plus nombreux étant les Algériens (Cnews, 31/10/2025).
L’immigration pour motif économique n’est pas « la chance » promise, constate Nicolas Pouvreau-Monti : « Nous avons l’une des immigrations les moins en emploi et les plus pauvres d’Europe. Seuls 43 % des immigrés extra-européens récents, en âge actif, occupent un emploi ; soit vingt-cinq points de moins que les Français. » Lesquels en font les frais : « La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire en France sont des immigrés, soit cinq fois plus que leur part dans la population générale ; 40 à 60 % des places d’hébergement d’urgence de l’État sont occupées par des étrangers en situation irrégulière.»
On connaissait déjà la générosité sans équivalent de la France qui offre l’Aide médicale d’Etat (AME) aux migrants sans papiers. Or les titres de séjour accordés pour soins, viennent d’être élargis par le Conseil d’État. Le 2 février dernier, la plus haute juridiction administrative a étendu aux immigrés ayant obtenu le statut de réfugiés dans un autre pays de l’UE la possibilité d’accéder aux «titres de séjour pour soins» dispensés gratuitement, une « générosité » dont la France détient l’exclusivité mondiale avec la Belgique, souligne Le Figaro (06/02/2026), Jusqu’alors, pour que le demandeur soit accueilli, il ne devait pas exister d’offre de soins équivalente dans un autre pays de l’Union européenne l’ayant préalablement accueilli. Désormais, les préfectures ne peuvent plus refuser une demande de titre de séjour pour soins d’un immigré ayant obtenu le statut de réfugié dans un autre pays de l’UE… Un nouveau exemple du verrouillage du pouvoir par les juridictions françaises et européennes : Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour européenne des droits de l’homme, et Cour de Justice de l’UE.
L‘Observatoire de l’immigration et de la démographie propose en accès libre (en lien ci-dessous) une carte interactive de l’immigration, par ville et par quartiers. Elle permet de mesurer localement le taux d’immigration et ses implications dans les domaines du logement et de l’emploi.
- L’année 2025 a battu le record d’immigration en France, selon le ministère de l’Intérieur.
- 384 000 nouveaux titres de séjour ont été accordés pendant l’année, en hausse de 11 % sur un an, et trois fois plus en vingt-cinq ans.
- 955 000 titres de séjour ont été renouvelés, soit une hausse de 7,6 % par rapport à 2024.
- Les immigrés sans papiers sont estimés à 700 000 par le ministre de l’Intérieur.

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