octobre 9, 2026 by CONTIENENT MEDIA

LA FRANCE SECOUÉE PAR UNE RÉVOLTE LYCÉENNE

«Crise des lycées, autodestruction ou redressement ?»

Les revendications des lycéens -manque de professeurs, état des locaux, horaires, Parcoursup…- servent de prétexte aux casseurs qui affrontent les policiers et se déchaînent contre des lycées, des commissariats, des agences bancaires, du matériel urbain, et des commerces livrés au pillage.

Les manifestations lycéennes en France ont dégénéré en une « intifada » islamo-gaucho-anarchiste. Les revendications des lycéens -manque de professeurs, état des locaux, horaires…- servent de prétexte à des attaques destructrices. Fomentée par LFI, cette stratégie du chaos exploite une jeunesse sans repères tentée par le nihilisme. Cependant, Emmanuel Macron prêche l’« empathie » aux policiers.

« Les émeutes sont pires qu’après la mort de Nahel, nous n’avons jamais vu ça. Les collègues prennent leur service à 7h du matin, et en prennent « plein la gueule » jusqu’à 16h », déplorait le porte-parole du syndicat policier Unité Ile-de-France sur Cnews (05/10/2026). On était alors au sixième jour des manifestations, et l’on comptait déjà plus de 700 blessés chez les forces de l’ordre. Pourtant, le lendemain, 6 octobre, elles étaient accusées par le président de la République de manquer d’« empathie » envers les manifestants, lors d’une réunion de crise à l’Élysée. Emmanuel Macron y aurait « beaucoup gueulé » contre ses ministres, selon une information du Parisien (06/10/2026). « Le président nous a demandé d’être dans l’empathie » a confirmé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le 7 octobre à l’Assemblée nationale. De quoi dégoûter les policiers, et galvaniser les agitateurs de La France Insoumise (LFI) menés à la bataille par Jean-Luc Mélenchon.

Aucune ville grande, moyenne, ou petite n’est à l’abri des émeutes. Ni aucun quartier : à Paris, le quartier plutôt familial des Batignolles a subi des attaques en marge des blocus lycéens, rapporte Valeurs Actuelles (02/10/2026) : « Ce vendredi matin, des jeunes venus du lycée professionnel Maria-Deraismes s’en sont pris aux forces de l’ordre ainsi qu’aux riverains qui tentaient de les empêcher de renverser les conteneurs à verre (…). Les bouteilles ont (…) été utilisées comme projectiles. »

« Lycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ? » s’inquiète l’Opinion (04/10/2026) qui cite à titre d’exemples les factures (provisoires) de 30 millions d’euros de dégâts en région Auvergne-Rhône-Alpes, et de 7 millions d’euros en Ile-de-France -région dont la présidente, Valérie Pécesse, a promis « d’envoyer au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, la facture des 100 000 € du remplacement du portail du lycée Paul-Eluard ». Une paille à côté des plus de 2 millions d’euros qui seront nécessaires pour remettre en état le lycée (flambant neuf) Nelson Mandela, à Nantes, incendié le 1er Octobre (France Info, 02/10/2026).

De toute façon, on connaît la réponse : que ce soit via l’État, les régions, les collectivités, c’est toujours « Nicolas qui paye » selon la formule consacrée. Mais le plus préoccupant, ce n’est pas le vertigineux gouffre financier de la France qui vient d’être encore creusé. C’est l’état intellectuel et moral d’une jeunesse qu’a prétendu éduquer l’Éducation nationale tout en échouant à lui donner les bases d’une instruction élémentaire : lire, écrire, compter. Ce n’est pas de l’état de leurs locaux ou de Parcoursup que les élèves devraient surtout se plaindre, mais de la pauvreté de leur instruction dont témoigne le niveau du baccalauréat, et que sanctionnent les rapports PISA (cf. LSDJ

Vues de l’étranger, les « images apocalyptiques » d’une France livrée à une « jeunesse ensauvagée» sont sidérantes, rapporte Le JDD (06/10/2026) : « Quand certains dénoncent l’influence insurrectionnelle de la gauche radicale sur la jeunesse, d’autres s’inquiètent des fractures liées à l’immigration de masse et y voient un signal d’alerte pour l’ensemble des pays européens.» The Spectator, célèbre magazine politique hebdomadaire britannique, pose une question préoccupante : « La France se trouve-t-elle à l’un de ces tournants dont elle est si historiquement friande ? » En l’occurrence, on connaît le boutefeu, rappelle le journal économique numérique espagnol Vozpópuli : « Mélenchon, le Saint-Just de la France contemporaine, sait profiter du moment pour distiller son message révolutionnaire. » Même diagnostic du media polonais Rzeczpospolita : « Le leader de la gauche radicale espère que la révolte des lycéens embrasera la France ». Les observateurs étrangers ont également été frappés par le contraste, à quelques jours d’intervalle, entre les jeunes français rassemblés autour du pape Léon XIV, et ceux qu’excite LFI :  « D’un côté, des milliers de personnes pacifiques et joyeuses, rassemblées autour d’un homme qui (…) leur avait parlé du Christ, de l’espérance et de la destinée de l’homme. De l’autre, des jeunes (…) qui, comme l’a déclaré l’une des manifestantes, voulaient simplement laisser éclater leur colère et « semer le chaos » » écrit le média catholique italien Tempi.

En fait de revendication étudiante, on est plus proche d’une « intifada » nihiliste réalisée par la « convergence des luttes » islamo-gauchiste. Le troisième anniversaire du pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, a été « célébré » par des tags, des cris et des chants effarants, tels ceux entonnés dans une église de Vendée, rapporte Ouest-France (07/10/2026) : « Dimanche 4 octobre, des mineurs se sont filmés dans l’église Saint-Hilaire-de-Soullans (Vendée). Partagée sur les réseaux sociaux, la vidéo les montre reprenant les paroles d’une chanson de rap évoquant les terroristes Mohammed Merah et Salah Abdeslam. » « Il ne s’agit pas d’une “ génération qui se lève ”, comme le dit la gauche en écho à Jean-Luc Mélenchon, mais bien du tableau désolant d’un pays qui s’effondre » déplore Vincent Trémolet de Villers dans son éditorial du Figaro (en lien ci-dessous).

JM. Source LSDJ

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