À l’approche de l’élection à la tête de la Fédération ivoirienne de football, une guerre des candidatures se livre en coulisses. Quatre ministres tentent de convaincre le vice-président Malick Tohé de renoncer à se présenter face au dirigeant sortant Yacine Idriss Diallo.
En apparence, la campagne pour l’élection du patron de l’influente Fédération ivoirienne de football (FIF), le 12 septembre prochain, semble bien calme. Mais en coulisses, les grandes manœuvres ont déjà commencé.
Seuls deux candidats se sont déclarés officiellement : le
président sortant, Yacine Idriss Diallo, qui sollicite un deuxième mandat et Souleymane Cissé, le patron du Racing Club d’Abidjan, basé à Yopougon. Mais Malick Tohé, le premier vice-président de la « fédé » ne fait pas mystère de ses ambitions. Or, ce dernier pourrait être un rival sérieux car il est encouragé par des présidents de clubs, qui sont aussi les électeurs.
Selon nos informations, plusieurs ministres ont été sollicités pour convaincre Malick Tohé de renoncer à
déposer sa candidature. Quatre membres du gouvernement ivoirien mènent actuellement une médiation: Mamadou Touré (Jeunesse), en première ligne; Adama Dosso (Intégration africaine et Ivoiriens de l’extérieur); Adjé Silas Metch (Sports et Cadre de vie) et Anne Ouloto (Fonction publique et Modernisation de l’administration).
Les deux options envisagées
Deux hypothèses ont été mises sur la table par les ministres médiateurs. Dans la première, Yacine Idriss Diallo prend l’engagement formel, s’il est porté à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) en 2029,
de céder son poste à la FIF à Malick Tohé. Il espère en effet succéder à Patrice Motsepe, dont les ambitions présidentielles en Afrique du Sud pourraient l’amener à se retirer de la tête de l’organisation continentale.
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Deuxième option – et sans doute la plus probable -, Malick Tohé conserve son poste de premier vice-président et son siège dans le futur comité exécutif, mais avec davantage de responsabilités. Plusieurs rencontres ont été organisées entre Yacine Idriss Diallo et Malick Tohé,
lesquels se sont aussi vus à leur propre initiative, mais aucun accord n’a encore été trouvé. Le Premier ministre
Robert Beugré Mambré pourrait lui aussi être sollicité.
Alassane Ouattara sollicité en 2022
Dans la perspective de la dernière élection, en 2022, Malick Tohé avait déjà renoncé à présenter sa candidature à la suite d’une médiation menée des mois plus tôt par l’ancien Premier ministre Hamed Bakayoko, et l’ex- président de la FIF, Jacques Anouma. Yacine Idriss Diallo l’avait emporté dans un mouchoir de poche au deuxième tour face à Sory Diabaté (63 voix contre 61). L’ancien international Didier Drogba, éliminé au premier tour, ne s’était rangé derrière aucun prétendant.
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En 2022, l’intervention d’Alassane Ouattara avait été sollicitée à au moins deux reprises par Patrice Motsepe et Gianni Infantino, le président de la Fifa, qui souhaitaient imposer Drogba. Mais le chef de l’État avait refusé d’accéder à leur demande. Enfin, le 12 mars 2025,
Yacine Idriss Diallo avait échoué à se faire élire au conseil de la Fifa face au Nigérien Djibrilla Hima Hamidou et par le Mauritanien Ahmed Yahya.
Source :JA