Elections au Brésil : reprise du dépouillement après la prolongation des opérations de vote
Ce dimanche 25 octobre 2026, les Brésiliens choisiront un nouveau président. Ce sera soit l’actuel mandataire, Luiz Inacio Lula da Silva, qui brigue à 80 ans un quatrième mandat, soit son challenger, le sénateur d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Deux personnalités avec deux visions opposées pour l’avenir de leur pays. Le politologue et professeur à la Fondation Getulio Vargas Cláudio Couto analyse les forces et les faiblesses des deux candidats et si Flávio Bolsonaro aura les pleins pouvoirs en cas de victoire.
La justice a ordonné dimanche de prolonger les opérations de vote au Brésil, au second tour de la présidentielle opposant le conservateur Flavio Bolsonaro et le président de gauche Lula, qui a affirmé que certains électeurs étaient empêchés de se rendre aux urnes. Cette décision a été prise par un juge de la Cour suprême, saisie par l’équipe de campagne de Luiz Inacio Lula da Silva.
Le camp Lula dénonce le fait que des bus aient été retirés de la circulation dans des villes comme São Paulo (sud-est), dirigée par un maire de droite, ou Salvador de Bahia (nord-est).
« Au vu de la gravité des faits et de l’urgence de prendre cette mesure », le juge Cristiano Zanin a ordonné la prolongation « pour deux heures, jusqu’à 19h » (23h heure belge) du vote « dans tout le pays ».
Le camp Bolsonaro a lui aussi saisi la justice. Il a réclamé au Tribunal supérieur électoral la prolongation du vote dans deux Etats, le Minais Gerais (sud-est) et le Rio Grande do Sul (sud), pour des raisons « climatiques », en raison de fortes pluies dans ces régions.
Lula, qui fêtera ses 81 ans la semaine prochaine, mène sa dernière bataille. Avec 45 % des voix contre 47 % pour son rival, il avait été devancé au premier tour par le fils aîné de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d’Etat.
Les derniers sondages donnent 51 % d’intentions de vote au parlementaire, contre 49 % au président sortant. Un écart dans la marge d’erreur. Les quelque 160 millions d’électeurs doivent décider si le pays restera l’un des derniers bastions de gauche en Amérique latine ou rejoindra la vague de droite dans la région, encouragée par Donald Trump.
source Le Soir