VAR, Sénégalais aux vestiaires et supporters furieux : le moment où la finale de la CAN a basculé.
Dans un scénario qui a viré parfois au tragicomique, le Sénégal a remporté la deuxième Coupe d’Afrique de son histoire au nez et à la barbe du Maroc, qui jouait à domicile. Un penalty sifflé à la toute fin du temps règlementaire a fait dégénérer la fête avant que les Lions de la Teranga ne s’imposent lors de la prolongation (1-0).
La panenka tentée… et complètement manquée ! Un choix audacieux sur ce penalty, mais la tentative échoue… moment totalement insolite dans cette finale.
La CAN 2025 une fois de plus gâchée par les polémiques liées à l’arbitrage. La finale de la Coupe d’Afrique entre le Maroc et le Sénégal a été interrompue dimanche 18 janvier après qu’un pénalty a été accordé aux Marocains au bout du temps additionnel.
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Furieux, les Sénégalais ont commencé à quitter le terrain, contestant la faute sifflé par l’arbitre pour une légère poussée sur Brahim Diaz. La décision a été prise après consultation de la video.

Sadio Mané : « comme des hommes »
Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw était notamment particulièrement véhément, mais le leader de l’équipe, Sadio Mané, a fini par convaincre ses coéquipiers de revenir sur le terrain. « On va y retourner comme des hommes », a-t-il déclaré.
Dans le même temps, les supporters sénégalais ont tenté à plusieurs reprises d’envahir le terrain.
Le penalty a pu être tiré après une interruption d’une dizaine de minutes, et le joueur du Real Madrid a raté sa panenka, envoyée dans les bras d’Edouard Mendy. Inconsolable, il est sorti immédiatement.
Et, au bout de la prolongation, c’est bien le Sénégal qui est sorti vainqueur grâce à un but de Pape Gueye.
Edouard Mendy, héros du match
Les Lions de la Teranga finissent par revenir sur le rectangle vert à l’appel de Sadio Mané. « »On va y aller comme des hommes », promet-il. Son compère Edouard Mendy en premier, percutant au passage Brahim Diaz pour l’intimider. Alors que les supporters sénégalais tentent toujours d’envahir la pelouse, le penalty est tiré. Le Madrilène tente une panenka ou manque complètement sa frappe. Edouard Mendy n’a même pas besoin de bouger (114e). L’arbitre siffle une pause bienvenue. Brahim Diaz est inconsolable et sort, remplacé par Igamane.
Comment reprendre le jeu dans ces conditions ? Les 22 acteurs le font pourtant dans un match débridé et le Sénégal finit par faire sauter le verrou Bon. Avec une puissance extraordinaire, Pape Gueye passe devant Hakimi et catapulte un missile dans la lucarne (94e, 1-0). Un ange passe à Rabat alors que le 12e Gaindé reprend ses chants.
Les Lions de l’Atlas refusent de s’avouer battus, même à 10 après la blessure d’Igamane. Ils poussent jusqu’au bout. Mendy est intraitable devant les assauts marocains et gagnent du temps » à l’expérience » chaque fois que c’est possible. Youssef En-Nesyri touche le poteau (105e)
Le siège de la tanière sénégalaise commence mais les Lions de la Teranga ne sont pas hospitaliers. Il y a toujours un gant d’EdouardMendy, une tête, un pied, une transversale pour contrer les assauts marocains. Cherif Ndiaye manque lui l’immanquable but du break après avoir effacé Bounou (109e)
Le Sénégal tient, envers et contre tout. Walid Regragui avait promis que le stade Prince Moulay-Abdellah ne serait « pas le stade des Martyrs de Kinshasa » où les Sénégalais avaient infligé une remontada aux Congolais. Ce fut pire. Et les Sénégalais y ont survécu.. Les larmes d
« Comme des hommes », les Sénégalais ont arraché leur deuxième étoile. Les Marocains l’auraient tout autant mérité mais la cruauté d’un tournoi est qu’il n’y a qu’un vainqueur. la pluie, qui avait laissé les joueurs tranquilles, se mêlent aux larmes du pays hôte dans la nuit.
Jean Moliere Source AFP