septembre 19, 2026 by CONTIENENT MEDIA

Côte d’Ivoire : la justice allège les charges contre Blaise Lasm, proche de Laurent Gbagbo

Côte d’Ivoire : la justice allège les charges contre Blaise Lasm, proche de Laurent Gbagbo 

Détenu depuis septembre 2025, le responsable du PPA- Cl a obtenu un non-lieu partiel. Son dossier est désormais renvoyé devant le tribunal correctionnel. 

Blaise Lasm, le secrétaire général adjoint du PPA-CI, chargé de la région des Grands-Ponts, le 30 mars 2025. © Facebook Blaise Lasm.

Alors que Justin Koné Katinan, quatrième vice- président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, vient d’être écroué pour «actes terroristes » et «<participation à un mouvement insurrectionnel », l’étau judiciaire se desserre en revanche  autour de Blaise Lasm.

Afrique, le tribunal de première instance d’Abidjan a rendu, le 7 septembre, une ordonnance définitive de non- lieu partiel. Un procès-verbal de notification a été établi le lendemain. 

L’ex-secrétaire général adjoint du PPA-CI, chargé de la région des Grands-Ponts (sud de la Côte d’Ivoire), a été placé sous mandat de dépôt le 30 septembre 2025, peu avant l’élection présidentielle organisée le mois suivant. Il était poursuivi pour provocation à l’insurrection, atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national, ainsi que trouble à l’ordre public.

Des délits non précisés 

Les faits d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national sont désormais requalifiés en «< complot contre l’autorité de l’État non suivi d’actes commis ou commencés pour en préparer l’exécution>>. Le non-lieu n’est donc que partiel. Blaise Lasm reste renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des actes ou manoeuvres jugés de nature à compromettre la sécurité publique, occasionner de graves troubles à l’ordre public, jeter le discrédit sur les institutions ou inciter les citoyens à désobéir aux lois et aux ordres de l’autorité légitime. 

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<<< Les chefs d’accusation les plus graves ont été abandonnés. La juridiction a retenu des infractions moins 

lourdes, qualifiées de délits », décrypte Me Roseline Aka- Serikpa, membre du collectif de défense. Une incertitude 

demeure : l’intitulé juridique exact des délits pour lesquels il sera jugé n’a pas été précisé. Les avocats 

attendent donc la transmission complète du dossier à la juridiction de jugement. 

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Blaise Lasm disposait d’un délai de soixante-douze heures, à compter du 8 septembre, pour interjeter appel, 

un recours que sa défense a choisi de ne pas exercer. «Je ne peux pas m’en réjouir, dans la mesure où il n’a rien fait. Si on avait prononcé un non-lieu total, cela aurait reflété le dossier », affirme Me JeanSerge Gbougnon, son avocat principal. Celui-ci juge les éléments de l’accusation insuffisants et réclame toujours la libération de son client. 

Deux demandes de liberté rejetées 

D’autant que l’état de santé de Blaise Lasm se serait aggravé en détention. Selon son entourage, il souffrirait d’une arthropathie du genou gauche et d’un problème 

rénal. Il a pu être examiné hors de la prison par des spécialistes des services de santé de la police. Le responsable politique aurait effectué plusieurs passages à la Polyclinique Farah et à l’Institut de cardiologie 

d’Abidjan. Des témoins disent l’y avoir vu se déplacer à l’aide de béquilles. 

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À la fin d’août, Me Gbougnon a déposé une demande de mise en liberté provisoire. La défense a également sollicité une sortie du milieu carcéral afin que Blaise 

Lasm puisse bénéficier d’une prise en charge spécialisée. Ces deux demandes ont été rejetées. 

L’affaire est suivie de près par l’entourage de Nestor 

Dahi, ancien secrétaire général adjoint du PPA-CI, lui aussi incarcéré le même jour. Ce dernier est également poursuivi à la suite de propos tenus lors d’un meeting politique et interprétés par le parquet comme un appel à l’insurrection. L’ordonnance de règlement, qui déterminera l’issue de l’instruction, n’a pas encore été rendue. 

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