Une nouvelle attaque meurtrière contre des chrétiens
Les communautés chrétiennes du Nigéria continuent de faire face à une vague de violences alarmante, illustrée récemment par une série d’attaques ciblant des villages et des lieux de culte. En août 2026, l’assassinat de religieux, les enlèvements contre rançon et les descentes meurtrières dans des églises soulignent la vulnérabilité extrême de ces populations.
Le Nigeria traverse une crise sécuritaire critique marquée par des massacres réguliers de villageois, perpétrés par des groupes djihadistes, des bandes criminelles (appelées localement « bandits ») et des milices communautaires. Les violences se concentrent principalement dans le Nord, le Centre (Middle Belt) et s’étendent désormais vers l’Ouest du pays.
Une nouvelle attague meurtrière bouleverse les chrétiens du Nigéria.
Principaux foyers de violence et événements :
Centre et Nord : Dans la nuit du 26 au 27 juillet, une attaque a coûté la vie à plusieurs dizaines de chrétiens dans un village. Fin juillet, le père Samuel Opeyemi Oyetoro a été assassiné dans l’État de Kogi et plusieurs cas d’enlèvements de fidèles et de séminaristes ont été rapportés dans la région. Nord-Ouest : Des bandes criminelles lourdement armées (« bandits ») attaquent régulièrement les communautés rurales, pillent et procèdent à des enlèvements de masse.
Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2026, 30 chrétiens ont été assassinés dans le village de Naridon, dans l’État de Kaduna.
Les assaillants ont fait irruption dans le village peu avant minuit et ont ouvert le feu sur les habitants.
Amnesty International rapporte que des familles entières ont été enfermées dans leurs maisons avant d’y être tuées
D’après le rapport, des enfants ont été tués avec une extrême cruauté.
Les assaillants ont principalement tué des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Avant de quitter le village, ils ont incendié plusieurs maisons et commerces.
Au total 30 personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées.
Ces drames s’inscrivent dans une crise sécuritaire complexe impliquant des tensions foncières, l’action de groupes criminels organisés et l’idéologie de groupes terroristes. Face à cette insécurité persistante qui pousse de nombreuses personnes au déplacement, la Portes Ouvertes France et d’autres ONG alertent régulièrement sur le lourd tribut payé par les chrétiens. De leur côté, les autorités locales et les institutions religieuses, telles que relayées par Vatican News, appellent à un renforcement urgent de la sécurité et à la protection des civils.
Face à l’impuissance des forces de l’ordre locales, souvent en sous-effectif et arrivant après les drames, la communauté internationale — notamment le Parlement européen — dénonce régulièrement une crise humanitaire majeure et demande au gouvernement de Bola Tinubu de renforcer d’urgence la protection des zones rurales.
Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque.
JM