AFROBEAT GAMBIEN DJ GIVE THANKS, DONT LA MUSIQUE EST ACTUELLEMENT EN TÊTE DES TENDANCES DE LA MUSIQUE GAMBIENNE SUR INTERNET.
Give Thanks est un artiste et producteur afrobeat gambien de premier plan, réputé pour mélanger la culture traditionnelle mandingue avec les rythmes africains modernes.
À la tête de sa propre plateforme, DJ GIVETHANKS PRODUCTION, sa musique associe une riche narration culturelle, l’énergie vibrante de l’Amapiano et un dancehall imprégné d’influences mandingues.
Fusion des genres :
Il produit des morceaux énergiques mêlant Afrobeat, Amapiano et sonorités traditionnelles afro-mandingues.
Afrika Bambaataa, nom de scène de Lance Taylor, né le 17 avril 1957 à New York (État de New York) et mort le 9 avril 2026 en Pennsylvanie, est un DJ américain, l’un des créateurs du mouvement hip-hop et le fondateur de la Zulu Nation.
Il est parmi les pères fondateurs du mouvement hip-hop, tels que DJ Kool Herc et Grandmaster Flash.
En 2016, plusieurs plaintes sont déposées et des enquêtes sont ouvertes sur des abus sexuels qu’il aurait fait subir à des mineurs. En 2021, une procédure judiciaire est ouverte contre lui pour abus sexuels et trafic sexuel de mineurs.
La vie de Lance Taylor, plus connu sous le nom d’Afrika Bambaataa reste en partie mystérieuse, voire énigmatique. Bambaataa fut un leader du gang des Black Spades (en), devint l’instigateur de la pratique du DJing avant de se réinventer comme un missionnaire contre la violence en fondant la Zulu Nation.
En 1969, Afrika Bambaata a douze ans. Les rues de Bronx River sont infestées par la criminalité et la délinquance. Par choix ou bien par nécessité, Bambaata intègre le gang P.O.W.E.R (« People’s Organization for War and Energetic Revolutionaries »). Il quitte ce dernier pour rejoindre celui des Black Spades (en) en français : « Piques noirs »
Son charisme et son don pour la parlote lui permettent de se faire connaître et de devenir rapidement influent au sein de son gang mais aussi auprès d’autres groupes limitrophes. Bambaataa devient donc un « seigneur de la guerre » chargé d’accroître l’influence des Black Spades. À de nombreuses reprises, il pousse son clan à affronter les autres bandes rivales dans ce but. Les Spades deviennent lors de cette période l’organisation criminelle noire la plus étendue du Bronx. Mais à l’occasion de rixes particulièrement violentes, Afrika commence à se remettre en question.
Le 6 janvier 1975, le cousin d’Afrika, Soulski, est tué à la suite d’une fusillade avec les forces de l’ordre Cet événement traumatise le jeune homme et conditionnera le reste de son existence. Il quitte le gang des Black Spades et voyage à travers l’Europe et l’Afrique. Durant l’année 1975, des épisodes exécrables marquent l’histoire du Bronx. À la suite d’interventions policières sanglantes, des émeutes éclatent et des attaques envers les forces de l’ordre surviennent. Choqué par la mort de son cousin, bouleversé par ses voyages et scandalisé par la situation dans laquelle se trouve son quartier, Bambaataa est bien décidé à transformer l’Organization.
Universal Zulu Nation.
Il veut en faire un groupe axé sur le mouvement hip-hop et prônant la non-violence. « Mon but était d’essayer de faire rentrer autant de gens que possible dans l’Organisation pour faire cesser la violence. Alors j’ai fait le tour des différents secteurs, en disant aux gens de se joindre à nous et de cesser la bagarre » déclara Afrika. Il fonde alors la Zulu Nation. Très vite, cette dernière modifie le visage du Bronx et de ses environs. Contrairement à l’époque de l’Organization, le message de la Zulu Nation est clair : elle affirme explicitement combattre les gangs. Grâce aux soirées et aux Maîtres de cérémonie (les MC), grâce à la break music, à la break dance et au graffiti, grâce au hip-hop, elle se targue de pacifier les quartiers en apportant sécurité et unité. Afrika s’appuiera aussi sur la religion, plus exactement sur l’idéologie de la Nation of Islam, pour rassembler la communauté noire autour de son projet.
Pendant un certain temps, la Zulu Nation réussit son pari. Elle parvient à désintéresser sérieusement des jeunes et des délinquants de la vie des gangs de rue. On peut dire qu’elle a participé activement au processus de déliquescence des organisations criminelles. C’est à partir de cette époque que le hip-hop devient plus qu’un mouvement artistique, il devient un choix d’existence : adhérer à la Zulu Nation, c’est devenir quelqu’un et être respecté pour ça.
Le Bronx, « ce n’était plus l’endroit où t’avais les vestes à la Hells Angels et où tu roulais des mécaniques dans des fringues aussi crades que possible rien que pour montrer que t’étais un hors-la-loi et que t’étais capable d’être l’enfoiré le plus dégueulasse de la zone » expliquera Afrika Bambaata]. Pour cristalliser l’idéologie du groupe, un slogan devenu célèbre apparaît : « Paix, unité, amour et plaisir » (« Peace, unity, love and havin’ fun »).
Au début des années 1980, après une période de déclin, la logique hors-la-loi et ses gangs réapparaissent dans les rues du Bronx. Afrika se doit de donner un nouveau souffle à la Zulu Nation afin de ne pas revenir dix ans en arrière. « Il fallait qu’on trouve quelque chose pour rétablir l’ordre. Alors, je me suis mis à réfléchir, et tout m’est revenu, toutes les leçons que j’avais comprises, les expériences que j’avais vécues. J’ai commencé à me poser pour écrire sérieusement des trucs que j’avais en tête. D’autres personnes se sont mises à dire : « Mais moi aussi, je pense ça ». Et à partir de là, j’ai commencé à emprunter des idées à tout le monde pour inventer nos propres leçons. Et ça a commencé à prendre, et les gens se sont mis à se contrôler davantage », c’est ainsi qu’Afrika Bambaataa relate la manière dont il a rédigé les leçons, les « Infinity Lessons ». Ces dernières constituaient, et forment encore aujourd’hui, un véritable code composé de règles de conduite pour l’individu et pour la collectivité.
« 1- La Zulu Nation n’est pas un gang. C’est une organisation d’individus à la recherche de succès, de la paix, de la connaissance, de la sagesse, de la compréhension et d’une manière de vie droite.
2- Les membres Zulus doivent chercher des façons de survivre positivement dans la société. Les activités négatives sont des actions qui relèvent du côté injuste des choses. La nature animale est une nature négative. […]
5- Les Zulus ne devraient pas être associés à n’importe quelle organisation dont les fondations sont basées sur la négativité.
6- Les Zulus sont supposés être en paix avec eux-mêmes et les autres et ce, à n’importe quel moment.
7- Les Zulus ont appris à s’imposer dans leur croyance et croient en les lois du prophète Muwsa (Moïse). Œil pour œil et dent pour dent. […]
14- Les Zulus doivent mener un style pacifique et travailler pour rester droit.
15- Les Zulus doivent chercher la connaissance de soi afin de s’élever au milieu de la jungle urbaine. […]
20- L’anniversaire de la Zulu Nation est le 12 novembre. C’est une date officielle qui peut être célébrée durant la même semaine, le vendredi et le samedi, une fois le douze venu. »
— Extrait des 20 préceptes de la Zulu Nation
De ses qualités de rassembleur, Jay McGluery, un ami de Bam, témoigne : « Il y avait énormément de gangs, et il connaissait au moins cinq membres de chacun d’entre eux. À chaque fois qu’il y avait un conflit, il essayait d’arranger le coup. La communication c’était son truc » (propos recueillis par le journaliste Steven Hager (en))
Afrika Bambaataa meurt le 9 avril 2026 en Pennsylvanie, à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer
En avril 2016, le militant politique du Bronx Ronald « Bee-Stinger » Savage (en) accuse Bambaataa de l’avoir agressé en 1980, alors que Savage avait 15 ans À la suite des allégations de Savage, trois autres hommes accusent Bambaataa d’abus sexuels. Bambaataa publie alors une déclaration au magazine Rolling Stone niant les allégations.
Début mai 2016, l’Universal Zulu Nation se dissocie de Bambaataa dans le cadre d’une restructuration organisationnelle qui a vu le groupe retirer « toutes les parties accusées et celles qui dissimulent les allégations actuelles de pédophilie » de leurs rôles actuels au sein de l’organisation
Le 6 mai de la même année, Bambaataa quitte son poste de chef de la Zulu Nation Un mois plus tard, l’Universal Zulu Nation publie une lettre ouverte s’excusant auprès des personnes alléguant que Bambaataa les avait agressées sexuellement tout en exprimant la responsabilité de la « mauvaise réponse » de l’organisation La lettre est signée par près de trois douzaines de membres de la Zulu Nation du monde entier
En octobre, le magazine Vice publie un article d’enquête intitulé Afrika Bambaataa aurait abusé de jeunes hommes pendant des décennies et rapporte les histoires de victimes et témoins présumés. Les accusateurs y affirment que « ces récits d’abus présumés sont de notoriété publique dans la communauté de Bronx River et au-delà depuis le début des années 1980, y compris parmi de nombreux amis les plus proches de Bambaataa et des soldats Zulu ».
Dans une interview de mars 2021, le rappeur Melle Mel confirme que la rumeur que Bambaataa est gay était largement répandue dans la première communauté hip hop, mais il ne répond pas à la question de savoir si les allégations d’agression étaient connues
Le 4 août 2021, une procédure judiciaire est ouverte contre Bambaataa pour abus sexuel et trafic sexuel d’un garçon de 12 ans
Le 1er novembre, Bambaataa est convoqué à une première audience à la cour suprême du Bronx. Ni lui ni ses avocats ne se présentent à la convocation . Devant son absence, la juge envoie un huissier à sa dernière adresse connue, où il est découvert qu’il n’y a jamais habité et que personne ne le connaît
En novembre 2024, le rappeur et producteur Solo révèle dans une émission de Clique sur Canal+ avoir été pendant son adolescence la victime du précurseur du hip-hop, qualifiant Afrika Bambaataa de « prédateur sexuel »
| Année | Album | Label |
|---|---|---|
| 1983 | Death Mix | Winley Records |
| 1985 | Sun City | EMI |
| 1986 | Planet Rock: The Album | Tommy Boy Records |
| Beware (The Funk Is Everywhere) | Tommy Boy Records | |
| 1987 | Death Mix Throwdown | Blatant |
| 1988 | The Light | EMI America Records |
| 1991 | The Decade of Darkness 1990-2000 | EMI America Records |
| 1992 | Don’t Stop… Planet Rock (The Remix EP) | Tommy Boy Records |
| 1996 | Jazzin (Khayan album) | ZYX Music |
| Lost Generation | Hottie | |
| Warlocks and Witches, Computer Chips, Microchips and You | Profile Records | |
| 1997 | Zulu Groove (Compilation) | Hudson Vandham |
| 1999 | Electro Funk Breakdown | DMC |
| Return to Planet Rock | Berger Music | |
| 2000 | Hydraulic Funk | Strictly Hype |
| Theme of the United Nations w/ DJ Yutaka | Avex Trax | |
| 2001 | Electro Funk Breakdown (Compilation) | DMX |
| Looking for the Perfect Beat: 1980-1985 (Compilation) | Tommy Boy Records | |
| 2004 | Dark Matter Moving at the Speed of Light | Tommy Boy Records |
| 2005 | Metal | Tommy Boy Records |
| Metal Remixes | Tommy Boy Records | |
| 2006 | Death Mix « 2 » | Winley Records |

| Année | Titre | Label |
|---|---|---|
| 1981 | Zulu Nation Throwdown | Winley Records |
| Jazzy Sensation | Tommy Boy Records | |
| 1982 | Planet Rock | Tommy Boy Records |
| Looking for the Perfect Beat | Tommy Boy Records | |
| 1983 | Renegades of Funk | Tommy Boy Records |
| Wildstyle | Celluloïd Records | |
| 1984 | Unity (avec James Brown) | Tommy Boy Records |
| World Destruction (avec John Lydon) | Atlantic Records | |
| 1986 | Bambaataa’s Theme | Tommy Boy Records |
| 1988 | Reckless (avec UB40) | EMI |
| 1990 | Just Get Up And Dance | EMI |
| 1993 | Zulu War Chant | Profile Records |
| What’s the Name of this Nation?…Zulu | Profile Records | |
| Feeling Irie | DFC | |
| 1994 | Pupunanny | DFC |
| Feel the Vibe (avec Khayan) | DFC | |
| 1998 | Agharta – The City of Shamballa (avec WestBam) | Low Spirit Recordings |
Afrika Bambaataa meurt le 9 avril 2026 en Pennsylvanie, à l’âge de 68 ans, des suites d’un cancer
Jean Moliere.Source. Biographhie