L’ex-prince Andrew a été arrêté à la suite d’allégations de « faute dans l’exercice de fonctions officielles », a annoncé jeudi la police de Windsor. Des perquisitions sont actuellement en cours à deux adresses en Angleterre, apparemment en lien avec ces accusations.
L’ex-prince Andrew relâché après sa garde à vue; Donald Trump juge « très triste » cette arrestation
Ce direct consacré à l’arrestation de l’ancien prince Andrew en lien avec le scandale Epstein est désormais terminé.
Aujourd’hui, l’ex-prince a été placé en garde à vue jeudi, et a été libéré dans la soirée, jour de son 66e anniversaire, à la suite d’allégations de « faute dans l’exercice de fonctions officielles » liées à l’affaire du pédocriminel sexuel américain.
La police a effectué des perquisitions dans deux adresses situées dans le Berkshire et le Norfolk, où se situent respectivement Royal Lodge et Sandringham.
De son côté, Donald Trump a jugé « très triste » l’arrestation de l’ex-prince. Dans un rare communiqué, le roi Charles III, frère aîné d’Andrew, a également réagi en affirmant que « la justice doit suivre son cours ». Merci de nous avoir suivis sur BFMTV.com.
Le prince Andrew a été libéré après son arrestation
Le prince Andrew a été photographié par les médias britanniques en train de sortir du commissariat, plusieurs heures après son arrestation.
Quelles suites à l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor?
Actuellement en garde à vue, Andrew Mountbatten-Windsor doit être entendu sur les allégations de manquement à ses fonctions publiques.
Sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures au maximum. L’ancien prince sera ensuite remis en liberté ou inculpé en attente d’un procès.
Pendant son interrogatoire, la police a procédé à plusieurs perquisitions à ses anciens et actuels domiciles et aura ainsi, dans le régime de garde à vue, « accès à son matériel informatique, à ses fichiers et à ses photographies, et pourra perquisitionner tous les locaux qu’il possède ou occupe, ou tout autre lieu qu’il contrôle », rappelle le Guardian.
Quand le prince Andrew était surnommé « Andy le chaud lapin »
Figure du playboy flambeur, surnommé dans sa jeunesse « Andy le chaud lapin » (randy Andy en anglais) à une époque pré #MeToo, il a parcouru le monde à grands frais pour sa fonction d’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce international (2001-2011), qui lui vaut aujourd’hui d’être en garde à vue.
Il a ensuite créé un réseau philanthropique pour mettre en contact petits entrepreneurs et investisseurs, dont le succès a été complètement occulté par l’affaire Epstein.
L’ex-prince a aussi été critiqué pour des contacts d’affaires jugés douteux, comme en a témoigné une polémique en 2025 sur ses liens avec un Chinois soupçonné d’espionnage. Mais ce sont les accusations d’agression sexuelles portées par Virginia Giuffre qui ont réellement entraîné sa chute.
Andrew, le fils préféré d’Élisabeth II
Malgré ses déboires, l’ancien prince Andrew, déchu de ses titres, reste huitième dans l’ordre de succession au trône, même si des députés appellent à entamer le lent processus qui lui retirerait cette distinction.
Né le 19 février 1960 au palais de Buckingham, Andrew est le troisième enfant d’Elizabeth II – son préféré, selon les commentateurs royaux – et de son époux Philip, duc d’Edimbourg.
Longtemps, ses 22 ans passés dans la Royal Navy et son rôle pendant la guerre des Malouines (1982) ont fait de lui un héros populaire, souriant volontiers, plus à l’aise en public que son frère Charles.
Une succession de révélations gênantes pour Andrew
La publication fin janvier d’une nouvelle salve de documents des dossiers Epstein par le ministère américain de la Justice avait déclenché des révélations quasi-quotidiennes dans la presse au sujet de l’ex-Duc d’York.
Parmi elles, des photos le montrant agenouillé au-dessus d’une jeune femme au visage caché, des courriels invitant Epstein à Buckingham pour parler en « privé » et d’autres dans lesquels il semble transmettre des informations économiques confidentielles au financier.
Au moins huit polices régionales différentes examinent désormais ces révélations. Et les appels à ce qu’Andrew témoigne devant la justice, notamment américaine, se sont multipliés, allant jusqu’au Premier ministre Keir Starmer.
L’ex-prince, qui a toujours démenti les accusations contre lui, n’a jamais répondu à ces appels.
Qu’est-il reproché à Andrew Mountbatten-Windsor?
Arrêté et placé en garde à vue, Andrew Mountbatten-Windsor est interrogé sur des soupçons de manquement présumé au devoir de probité dans l’exercice de ses fonctions publiques.
En d’autres termes, le frère de Charles III est soupçonné d’avoir transmis des documents confidentiels à Jeffrey Epstein, milliardaire et pédocriminel américain, alors qu’il était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce, un poste qu’il a occupé entre 2001 et 2002.
Les derniers « Epstein Files » dévoilés fin janvier ont montré les liens entre l’ancien prince et l’homme d’affaires et laissent entendre qu’Andrew aurait partagé avec Epstein des rapports qui concernent le Vietnam, Singapour ou l’Afghanistan.
Pour « manquements à la fonction publique », Andrew risque une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité.

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