3 juillet 2022
Paris - France
EUROPE INTERNATIONAL

Violences au meeting d’Eric Zemmour : deux hommes mis en examen après l’agression de militants de SOS Racisme

Deux membres des « Zouaves Paris », un groupuscule d’ultradroite, avaient été arrêtés et placés en garde à vue. 

Coups de poings, coups de pieds, chaises qui volent… Le premier meeting de candidat à l’élection présidentielle d’Eric Zemmour, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), s’était terminé sur des violences, dimanche 5 décembre, pendant une action de militants de SOS Racisme. Jeudi 16 décembre, deux hommes ont été mis en examen pour violences volontaires, annonce le parquet de Bobigny. L’un des mis en cause est le leader présumé du groupuscule d’ultradroite les « Zouaves Paris », Marc de Cacqueray-Valmenier, 23 ans, a précisé le parquet. Le second est un jeune homme âgé de 18 ans. Tous deux ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils avaient été arrêtés mardi et mercredi et placés en garde à vue.

Onze plaintes ont été déposées par les militants de SOS Racisme sur les 12 présents au meeting. Parmi eux, neuf se sont présentés aux unités médico-judiciaires qui ont délivré des certificats médicaux établissant des ITT allant de 0 à huit jours, a indiqué le parquet.

Des accusés identifiés par des images de vidéosurveillance

L’exploitation des vidéosurveillances et le travail des services d’enquête ont permis d’identifier plusieurs auteurs présumés de l’agression contre plusieurs militants de SOS Racisme, qui avaient exhibé des t-shirts « Non au racisme« , à la fin du meeting, avant d’être attaqués par des soutiens du polémiste. Plusieurs médias avaient ainsi identifié Marc de Cacqueray-Valmenier, comme l’un des agresseurs présumés. Ce dernier a déjà été condamné à six mois de prison avec sursis en janvier 2019 pour des violences commises lors d’une manifestation des « gilets jaunes » le 1er décembre 2018.

Eric Zemmour avait déclaré mercredi à propos des « Zouaves » et des violences ayant marqué son meeting : « je ne maîtrise pas tous les gens qui viennent, je (ne) connais pas ces gens. Ils étaient là, pas là, la justice tranchera ». Le candidat à la présidentielle a cependant estimé que les violences dénoncées étaient « epsilonesques, marginales », en accusant « des gens de SOS racisme » de les avoir « provoquées ».

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a pour sa part annoncé dimanche avoir engagé la procédure de dissolution des « Zouaves », héritiers du GUD, l’ancien syndicat étudiant d’extrême droite.

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