30 septembre 2022
Paris - France
INTERNATIONAL

Guerre en Ukraine : un ancien conseiller de Poutine menace le Royaume-Uni d’une réponse nucléaire en direct sur la BBC

Sergueï Markov, ancien proche conseiller de Vladimir Poutine, a prévenu Londres d’un risque nucléaire en direct sur la BBC radio 4. Il a notamment assuré que les Occidentaux utilisaient les soldats ukrainiens pour faire la guerre à la Russie.

Des déclarations inquiétantes. Interrogé mercredi 21 septembre par la BBC Radio 4, l’ex-conseiller de Vladimir Poutine et ancien membre du Parlement russe, Sergueï Markov, a brandi la menace nucléaire en direct à la radio. «Je dirais que Vladimir Poutine vous a dit qu’il serait prêt à utiliser des armes nucléaires contre les pays occidentaux, y compris des armes nucléaires contre la Grande-Bretagne. Vos villes seront visées», a-t-il affirmé peu après le discours du président russe. Ce dernier a affirmé que son pays se tenait prêt à «utiliser toutes les armes à [sa] disposition», dont l’arme nucléaire.

Arme nucléaire, mobilisation de troupes, référendums… Tout ce qu’a dit Vladimir Poutine

Sergueï Markov a par la suite précisé que la Russie n’avait pas l’intention «d’utiliser des armes nucléaires tactiques contre les Ukrainiens»«Ils sont nos frères», a-t-il insisté, ajoutant qu’«il était clair que la Russie n’était pas en guerre contre l’Ukraine». «Les pays occidentaux combattent les forces russes en utilisant les soldats ukrainiens comme leurs esclaves. C’était la principale idée de Poutine», a-t-il également déclaré, plaçant ainsi l’Ukraine comme simple intermédiaire des volontés occidentales.

Des responsabilités américaine et britannique

D’après lui, une guerre nucléaire résulterait du «comportement fou du président des États-Unis, Joe Biden, et des premiers ministres du Royaume-Uni, Boris Johnson et Liz Truss», qu’il voit comme les principaux responsables de cette guerre en Ukraine. «Les gens à Londres doivent comprendre que cette menace vient de Liz Truss qui est l’agresseur», a-t-il insisté.

Concernant le risque que représenterait une guerre nucléaire pour l’ensemble des citoyens, Sergueï Markov a assuré que la Russie «ne voulait pas que tout le monde meure», mais qu’elle avait la possibilité de «tuer beaucoup de personnes dans les pays occidentaux». De quoi attiser davantage les risques de conflit nucléaire.

Le Figaro

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